La junte birmane a condamné hier l’ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi et le journaliste japonais Toru Kubota à des peines de prison supplémentaires dans deux affaires séparées. La Prix Nobel de la paix 1991, âgée de 77 ans, a été condamnée à « deux peines de prison de trois ans » qui ont été confondues, a indiqué une source proche du dossier. Elle a été reconnue coupable d’avoir accepté 550 000 dollars de pots-de-vin d’un homme d’affaires local, Maung Weik, dans un énième volet de son procès fleuve, dénoncé comme politique par la communauté internationale. Aung San Suu Kyi « est en bonne santé. Ses avocats vont faire appel comme pour les autres affaires », a précisé cette source. Elle avait déjà été condamnée à 23 années d’emprisonnement pour différents motifs, dont la fraude électorale et la corruption. Elle est accusée dans cinq autres affaires de corruption. En outre Toru Kubota, 26 ans, arrêté fin juillet alors qu’il couvrait une manifestation contre la junte à Rangoun, a été condamné un peu plus tard à trois ans de prison pour avoir enfreint la loi sur l’immigration, a indiqué une source diplomatique japonaise. Phil Robertson, le directeur adjoint de la division Asie de Human Rights Watch, a affirmé que Kubota était utilisé comme « un pion politique » par la junte. « En emprisonnant Kubota, la junte envoie un message menaçant aux médias étrangers : entrer (en Birmanie) à vos risques et périls. »
Monde - Birmanie
Nouvelles peines de prison pour Aung San Suu Kyi et un journaliste japonais
OLJ / le 13 octobre 2022 à 00h00


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