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Moyen-Orient - Libertés

Libération d’un journaliste jordanien jugé pour avoir critiqué le roi

Un journaliste jordanien, Adnane al-Roussane, jugé à Amman pour des commentaires critiques à l’égard du roi Abdallah II et de hauts responsables du royaume publiés sur les réseaux sociaux, a été relâché mardi sous caution, a indiqué son avocat. « Mon client Adnane al-Roussane (71 ans) a été relâché ce jour par le tribunal (...) contre une caution de 1 000 dinars (environ 1 400 euros) », a dit Me Assem al-Omari. Placé en détention une semaine auparavant, M. Roussane est jugé depuis le 22 août. Il est accusé d’« inciter au conflit, de semer la discorde (...), de diffuser de fausses nouvelles qui nuisent au prestige de l’État, de calomnier un organisme officiel et d’humilier un fonctionnaire ». M. Roussane est, d’après l’avocat, poursuivi pour des propos publiés le 23 juillet sur sa page Facebook, qui compte plus de 37 000 abonnés, dans lesquels il critique « les déplacements sans fin du roi à l’étranger (...) qui deviennent ridicules ». Il y appelle le roi à « rester au pays un an, sans voyage (...) pour s’occuper des problèmes de la nation ». Le journaliste est aussi poursuivi pour un article publié le 30 juillet sous le titre « des tribus jordaniennes s’apprêtent à annoncer leur position par rapport à ce qui se passe dans la nation ». En Jordanie, les tribus sont le pilier de la monarchie hachémite. Il dénonce dans cet article que des proches des hauts responsables sont nommés à des postes importants, « tandis que nos enfants ne peuvent pas trouver de travail ».

Un journaliste jordanien, Adnane al-Roussane, jugé à Amman pour des commentaires critiques à l’égard du roi Abdallah II et de hauts responsables du royaume publiés sur les réseaux sociaux, a été relâché mardi sous caution, a indiqué son avocat. « Mon client Adnane al-Roussane (71 ans) a été relâché ce jour par le tribunal (...) contre une caution de 1 000 dinars (environ 1 400 euros) », a dit Me Assem al-Omari. Placé en détention une semaine auparavant, M. Roussane est jugé depuis le 22 août. Il est accusé d’« inciter au conflit, de semer la discorde (...), de diffuser de fausses nouvelles qui nuisent au prestige de l’État, de calomnier un organisme officiel et d’humilier un fonctionnaire ». M. Roussane est, d’après l’avocat, poursuivi pour des propos publiés le 23...
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