Un premier contingent de près de 22 000 combattants de factions rivales de la guerre civile au Soudan du Sud a intégré mardi les nouvelles armée et police du pays, un pas important dans l’application de l’accord de paix de 2018.
Cette « unification des forces » loyales au président Salva Kiir et à son rival, le vice-président Riek Machar, est une des principales dispositions de l’accord de paix signé en février 2018 pour mettre fin à cinq ans d’une sanglante guerre civile qui a fait près de 400 000 morts et des millions de déplacés. Elle ne s’était jusqu’à présent jamais concrétisée, les camps de Kiir et Machar ne parvenant pas à s’entendre sur la répartition des postes au sein du commandement de ces forces. Un accord avait finalement été trouvé en avril. Lors d’une cérémonie organisée hier dans la capitale Juba, 21 973 hommes et femmes issus des forces loyales à Kiir et Machar mais aussi du mouvement de l’Alliance de l’opposition du Soudan du Sud (SSOA) ont prêté serment.
De nombreuses dispositions de l’accord de 2018 – comme la rédaction d’une Constitution, une réforme de la gestion des finances publiques et l’instauration d’institutions judiciaires – restent à réaliser. Les retards dans l’application de l’accord de 2018 suscitent l’impatience de la communauté internationale, qui ne cesse d’appeler les dirigeants sud-soudanais à sortir de l’impasse le plus jeune pays du monde, plongé dans les violences politico-ethniques, les difficultés économiques et les crises humanitaires depuis son indépendance du Soudan en 2011.


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