Dès hier matin, la rumeur courait dans certains médias que la Banque du Liban avait informé les sociétés d’importation de carburant de la levée totale des subventions, encore assurées par le biais de sa plateforme d’échange Sayrafa. La BDL a toutefois démenti ces bruits de couloir qui sous-entendaient la totale dollarisation des prix des carburants, dans un Liban en crise depuis 2019.
L’été dernier, les autorités libanaises avaient entamé la levée des subventions sur le carburant. En octobre 2021, elles avaient annoncé que leurs prix allaient être peu ou prou alignés sur le taux dollar/livre du marché, qui était alors à 21 000 livres pour un dollar, bien moins que les quelque 34 000 actuels, mais déjà loin de la parité officielle de 1 507,5 livres.
Contactée par L’Orient-Le Jour, une source au sein de la direction de l’un des grands distributeurs de carburant du pays s’attendait mercredi à ce que la BDL diminue son ratio de fourniture de devises aux importateurs de 10 à 15 points de pourcentage chaque semaine jusqu’à ce qu’il tombe à zéro. « Passé ce cap, le prix devrait alors être fixé par le ministère de l’Énergie et de l’Eau intégralement en fonction du taux dollar/livre sur le marché, avec une marge de 1 000 à 2 000 livres », signalait-elle encore.

