Le vice-Premier ministre sortant, Saadé Chami, a déclaré hier dans un communiqué qu’il était grand temps d’adopter la loi sur le contrôle des capitaux, visant à légaliser et à normaliser les restrictions bancaires mises en place depuis le début de la crise au Liban il y a trois ans. Une loi que Saadé Chami a qualifiée de nécessaire « pour maintenir les réserves de devises et/ou de liquidités du secteur bancaire, empêcher une nouvelle détérioration du taux de change et aider à réduire le déficit de la balance des paiements ».
Dans son plaidoyer pour l’adoption de cette loi, il a également jugé essentiel que cette loi ne soit pas liée à « des chiffres spécifiques pour les transferts et les retraits » au vu « des conditions économiques et bancaires pouvant changer rapidement » en vertu de la crise qui perdure.
Revenant sur le caractère illégal des restrictions bancaires actuelles, qui ont été harmonisées par l’Association des banques du Liban en novembre 2019, Saadé Chami a déclaré que l’existence d’une loi valide régissant les transferts, les retraits et les relations entre les banques et leurs déposants rendrait le processus plus régulier et plus transparent.
En l’absence d’une loi sur le contrôle des capitaux, des milliards de dollars auraient été transférés hors du pays depuis que la crise économique sans précédent du Liban a commencé à prendre forme. L’adoption d’un projet de loi instaurant un contrôle formel des capitaux est l’une des conditions requises par le Fonds monétaire international pour débloquer une assistance financière. Un ultime projet de loi a été adopté fin mars par l’exécutif et s’inspire largement de plusieurs formules élaborées avant 2022. Le vice-Premier ministre sortant a considéré que ce projet de loi était « conforme aux normes internationales ».


Cela veut dire que l on va tout perdre
12 h 33, le 23 août 2022