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Économie - Hôtellerie

Capo, un hôtel-boutique sur la côte de Batroun

Capo, un hôtel-boutique sur la côte de Batroun

Capo compte neuf chambres et bénéficie de 200 mètres de bord de mer ainsi que d’une piscine centrale et d’un bar. Photo DR

La crise économique semble ne pas toucher le tourisme de luxe : le développement de Capo, situé à la périphérie de Batroun et mené par la société immobilière Jamil Saab & Co, en est la preuve. « C’est en effet paradoxal, explique Chafic Saab, son PDG, mais il y a un public pour l’exclusif, malgré la crise, ce qui contribue à maintenir l’activité et l’emploi dans les régions. » Deux semaines après l’ouverture, les neuf chambres de cet hôtel-boutique affichent quasi complet, même en semaine. Les Libanais représentent 60 % de sa clientèle, alors que le prix de la nuit varie entre 300 et 600 dollars.

« Selon moi, Capo est une structure autosuffisante dont le succès ne dépend pas de l’évolution du secteur du tourisme dans le pays », ajoute celui qui a choisi le nom de son nouveau projet par référence à sa passion pour les bateaux. « Capo, abréviation de capitaine, – je suis passionné de bateau et de mer –, est le surnom que m’avaient attribué mes amis quand j’étudiais en Italie (capo en italien veut dire chef). Celui-ci m’est resté : quand mes proches venaient pour me rendre visite à Batroun, ils disaient “on va à Capo”. Le nom est resté. »

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Le nouvel hôtel est aujourd’hui exploité par le groupe Nothing but Love de Karim Arakji. Physiquement, Capo s’inscrit dans le prolongement du projet immobilier Marea, lui aussi développé par Jamil Saab & Co. Tous deux longent une même plage de galets au sud de Batroun : les 60 unités de Marea (toutes vendues) occupent un peu plus de 15 000 m2, tandis que Capo s’étend sur 6 500 m2 et profite de 200 mètres de bord de mer.

Un projet né en six mois

« C’est notre première incursion dans le monde de l’hôtellerie. Lorsque Marea était en chantier, le terrain sur lequel est aujourd’hui installé Capo servait à héberger l’équipe d’ingénieurs. J’y ai moi-même vécu durant trois ans. Quand notre projet immobilier s’est terminé, le terrain a été vidé, mais je ne voulais pas le vendre. J’ai alors cherché à le rentabiliser malgré tout : c’est ainsi qu’est né Capo ; on a fait le projet en six mois », ajoute Chafic Saab. L’homme d’affaires, qui ne communique pas l’investissement total, estime que la rentabilité devrait être atteinte (hors valeur du terrain) d’ici à quatre ans.

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Imaginé par l’architecte Carl Gergès, batteur du groupe de rock libanais Mashrou’ Leila, la nouvelle structure hôtelière comprend deux types de chambre : les grandes unités (50 m2), qui bénéficient d’une terrasse de 70 m2 et d’une piscine privée, alors que les chambres plus petites (35 m2) sont, elles, couplées à des terrasses de 50 m2 (dont certaines avec piscine privée). Une piscine centrale et un bar ont aussi été aménagés. Gérés par House of Butlers, propriétaire du Cyrano à Beyrouth, les entrées à la journée avec la location de transat sont tarifées à 20 dollars en semaine et 30 dollars le week-end.

« Au printemps prochain, Nothing but Love devrait ouvrir un restaurant de poisson à l’entrée du complexe, tandis qu’un peu plus tard, dans un second temps, une trentaine de chambres supplémentaires de l’autre côté de la route viendront compléter l’offre actuelle de Capo », conclut Chafic Saab.

En partenariat avec Hodema

Cet article réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Hodema Consulting Services n’a aucune vocation promotionnelle. Ce rendez-vous hebdomadaire sera consacré au secteur de la restauration et de l’hôtellerie qui continue, malgré tout, de se battre.


La crise économique semble ne pas toucher le tourisme de luxe : le développement de Capo, situé à la périphérie de Batroun et mené par la société immobilière Jamil Saab & Co, en est la preuve. « C’est en effet paradoxal, explique Chafic Saab, son PDG, mais il y a un public pour l’exclusif, malgré la crise, ce qui contribue à maintenir l’activité et l’emploi...
commentaires (3)

Sur,Rouge et noir... et nous,on regarde. et on bave, les mains vides.

Marie Claude

09 h 18, le 21 août 2022

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Commentaires (3)

  • Sur,Rouge et noir... et nous,on regarde. et on bave, les mains vides.

    Marie Claude

    09 h 18, le 21 août 2022

  • Tout le blanchiment passe par là…

    LeRougeEtLeNoir

    15 h 18, le 20 août 2022

  • Devrions-nous nous réjouir de cette flambée de prospérité douteuse? Ça nous rappelle celle de La Havane à l’époque de Batista. Ca vous parle?

    Sissi zayyat

    10 h 38, le 20 août 2022

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