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Monde - Guerre en Ukraine

Rencontre Zelensky-Erdogan-Guterres, inquiétudes sur la centrale de Zaporijjia

Le président turc affirme son soutien à Kiev et s’alarme du danger d’un « nouveau Tchernobyl ».

Rencontre Zelensky-Erdogan-Guterres, inquiétudes sur la centrale de Zaporijjia

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a reçu hier à Lviv son homologue turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Photo AFP

Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se sont retrouvés jeudi à Lviv pour discuter du récent accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes, et de la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont le sort inquiète le monde.

Dans la matinée, l’armée russe a assuré n’avoir pas déployé d’« armes lourdes » dans et autour de la centrale de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, la plus grande d’Europe. L’Ukraine, qui évoque la présence d’« armes lourdes » russes, reproche également à la Russie d’utiliser la centrale comme base de tir sur les positions ukrainiennes, ce que Moscou dément. À l’inverse, la Russie dit que les militaires ukrainiens veulent tirer avec leur artillerie sur la centrale pour ensuite l’accuser d’avoir causé un accident nucléaire. Occupée depuis début mars, la centrale est la proie depuis fin juillet de bombardements dont Moscou et Kiev s’accusent mutuellement. Le président Zelensky a estimé hier que la visite à Lviv de son homologue turc Recep Tayyip Erdogan était un « message puissant de soutien » pour son pays. Le président turc a affirmé le soutien d’Ankara à Kiev et s’est alarmé du risque d’une catastrophe de centrale nucléaire. « Alors qu’on poursuit nos efforts pour une solution, nous avons été et continuons à être du côté de nos amis ukrainiens », a-t-il affirmé lors de sa première visite en Ukraine depuis l’invasion russe. « Nous sommes inquiets. Nous ne voulons pas vivre un nouveau Tchernobyl », a aussi déclaré le chef de l’État turc en référence à la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par la Russie. M. Erdogan a précisé que la question de l’échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie a aussi été débattue lors du sommet.

De son côté, Antonio Guterres a averti lors d’une conférence de presse que tout dégât porté à la centrale nucléaire de Zaporijjia serait un « suicide », appelant une nouvelle fois à « démilitariser » la centrale, occupée par l’armée russe. « Un accord est nécessaire de toute urgence pour rétablir Zaporijjia en tant qu’infrastructure purement civile et pour assurer la sécurité de la région », a encore dit M. Guterres.

L’ONU doit « assurer la sécurité de ce site stratégique, sa démilitarisation et sa libération complète des troupes russes », a estimé M. Zelensky, dénonçant la « terreur délibérée » provoquée par la Russie, qui « peut avoir des conséquences catastrophiques majeures pour le monde entier ». De son côté, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a annoncé sur Twitter que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, lui a dit être prêt à se rendre à la centrale de Zaporijjia à la tête d’une délégation. « Il m’a fait savoir qu’il était prêt, à l’invitation de l’Ukraine, à mener une délégation de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijjia », a souligné M. Kouleba. La veille, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, avait jugé « urgent » une telle inspection de l’AIEA.

Les combats se poursuivent pendant ce temps dans la région de Kharkiv (Nord-Est), où les Ukrainiens ont accusé les Russes d’avoir bombardé des quartiers d’habitation, y faisant six morts jeudi, après 13 la veille au soir, et des dizaines de blessés au total. Située à une quarantaine de kilomètres de la frontière russe, cette cité, la deuxième plus grande d’Ukraine, est régulièrement pilonnée par les soldats russes, qui n’ont jamais réussi à s’en emparer. Des centaines de civils ont été tués dans cette région, selon les autorités. Dans le Sud, une personne est morte et deux autres ont été blessées et hospitalisées après une frappe à Mykolaïv, a annoncé son maire, Oleksandr Senkevytch.

Nouveaux appareillages

La rencontre Zelensky-Erdogan-Guterres intervient sur fond de multiplication des tractations pour permettre la reprise des exportations de céréales d’Ukraine, un de leurs principaux producteurs et exportateurs mondiaux. Elles ont été bloquées pendant plusieurs mois à la suite de l’invasion russe, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire mondiale. En juillet, un accord signé par la Russie et l’Ukraine, et validé par les Nations unies et la Turquie, a permis de recommencer ces exportations. M. Erdogan, qui se pose en médiateur sur ce sujet, est allé début août en parler en Russie avec le président Vladimir Poutine. Un navire humanitaire affrété par l’ONU, chargé de 23 000 tonnes de blé, a à cet égard quitté mardi l’Ukraine –

en direction de l’Éthiopie. Jeudi, un bâtiment chargé de céréales a appareillé de ce pays, le 25e depuis la signature de l’accord, ont annoncé les autorités portuaires ukrainiennes. Au total, « plus de 600 000 tonnes de produits agricoles ukrainiens » ont depuis transité par le « corridor céréalier » à partir des ports d’Odessa, de Pivdenny et de Tchornomorsk, ont-elles ajouté.

Vendredi, M. Guterres prévoit d’aller à Odessa, puis en Turquie pour visiter le Centre de coordination conjointe (CCC) qui supervise l’application de l’accord.

La Russie a par ailleurs annoncé avoir déployé jeudi des avions équipés de missiles hypersoniques dernier cri à Kaliningrad, une enclave russe entourée de pays de l’OTAN où le conflit en Ukraine a exacerbé les tensions.

Source : AFP

La Syrie a reçu des céréales volées, accuse l’ambassade d’Ukraine

Un navire russe transportant des céréales ukrainiennes volées est arrivé en Syrie, a affirmé jeudi l’ambassade d’Ukraine au Liban, après que plusieurs céréaliers ont suscité la polémique en accostant dans ce pays en guerre. L’Ukraine accuse régulièrement la Russie de saccager et piller des entrepôts de céréales après l’invasion de son territoire par l’armée russe. « Selon nos informations, le SV Konstantin a accosté en Syrie », a rapporté l’ambassade d’Ukraine, « avec à bord des céréales volées et transportées illégalement par les forces d’occupation russes ». Un autre navire a déchargé jeudi sa cargaison au port syrien de Tartous géré par une compagnie russe, selon Samir Madani, cofondateur du site TankerTrackers.com. Le Razoni, battant pavillon sierra-léonais, transporte la première cargaison de céréales autorisée à quitter l’Ukraine grâce à un accord avec les Nations unies et la Turquie qui avait permis de lever le blocus de la Russie. Il devait aller au Liban avant d’être dérouté sur Tartous cette semaine avec ses 26 000 tonnes de maïs, a précisé M. Madani sur son compte Twitter.


Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, se sont retrouvés jeudi à Lviv pour discuter du récent accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes, et de la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia, dont le sort inquiète le monde.Dans la matinée, l’armée russe a assuré n’avoir pas...

commentaires (2)

les Mafieux du Monde.

Marie Claude

07 h 10, le 19 août 2022

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Commentaires (2)

  • les Mafieux du Monde.

    Marie Claude

    07 h 10, le 19 août 2022

  • Réz'allah quand la seule arme que l'humain avait été des bâtons, la population mondiale n'était que quelques milliers, et chefs de tribus se faisaient remplacer promptement par un jeune plus fort épargnant la tribu et ses voisins de la folie des grandeurs de ces chefs...... ah le bon vieux temps des premiers zumains...

    Wlek Sanferlou

    03 h 32, le 19 août 2022

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