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Moyen-Orient - Etats-Unis

Le chef d'el-Qaëda tué par les Etats-Unis dans une frappe aérienne

L'un des terroristes les plus recherchés au monde a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain. 

 

Le chef d'el-Qaëda tué par les Etats-Unis dans une frappe aérienne

Le chef d'el-Qaëda, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain, dans une vidéo diffusée le 11 septembre 2012. AFP PHOTO / SITE INTELLIGENCE GROUP

Le chef d'el-Qaëda, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain, a annoncé lundi en direct à la télévision le président américain Joe Biden.

"Samedi, sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l'émir d'el-Qaëda, Ayman al-Zawahiri", a-t-il lancé lors d'une courte allocution depuis la Maison Blanche. "Justice a été rendue et ce dirigeant terroriste n'est plus", a ajouté Joe Biden.

Zawahiri était l'un des terroristes les plus recherchés au monde et les Etats-Unis promettaient 25 millions de dollars pour tout renseignement permettant de le retrouver. Il avait pris la tête de la nébuleuse jihadiste en 2011, après la mort d'Oussama Ben Laden, tué par un commando américain au Pakistan. Introuvable depuis plus de dix ans, il était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11-Septembre, qui avaient fait près de 3.000 morts aux Etats-Unis.

Sa mort permettra aux familles de victimes tuées le 11 septembre 2001 dans les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et au siège du Pentagone près de Washington, "de tourner la page", a déclaré le président démocrate.

Deux missiles Hellfire 
L'attaque au drone a été menée à l'aide de deux missiles Hellfire et sans aucune présence militaire américaine au sol, a précisé un responsable américain, preuve selon lui de la capacité des Etats-Unis "d'identifier et de localiser même les terroristes les plus recherchés au monde et de prendre des mesures afin de les éliminer". Ayman al-Zawahiri avait été repéré "à de multiples reprises et pour de longues durées sur le balcon où il a finalement été touché" dans la capitale afghane, a-t-il ajouté. 

Mais le bâtiment ne porte pas de traces d'explosion et personne n'a été blessé dans l'opération. Ces deux éléments laissent penser que les Américains ont fait usage du Hellfire R9X, un missile équipé de six lames en forme de rasoir, qui tranche à travers sa cible mais n'explose pas. Baptisée "Flying Ginsu" (le Ginsu volant) d'après une célèbre publicité télévisée des années 1980 pour une marque de couteaux de cuisine, le missile est devenu une munition de choix pour tuer les leaders de groupes jihadistes, tout en évitant de faire des victimes civiles.

La maison de trois étages est située à Sherpur, quartier aisé de la capitale afghane, où plusieurs villas sont occupées par des responsables et des commandants talibans de haut rang. Plusieurs habitants interrogés par l'AFP pensaient que la demeure était vide. "Nous n'avons vu personne y vivre depuis près d'un an", a assuré un employé d'un bureau voisin. La maison "a toujours été (plongée) dans le noir, sans une seule ampoule allumée".

Accord de Doha "grossièrement violé" 
Dimanche, le ministre afghan de l'Intérieur avait démenti les informations faisant état d'une frappe de drone à Kaboul, indiquant à l'AFP qu'une roquette avait touché "une maison vide" de la capitale.
Le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid a tweeté tôt mardi matin qu'une "attaque aérienne" avait été menée à l'aide de "drones américains".

La présence d'Ayman al-Zawahiri à Kaboul constitue par ailleurs une "violation claire" des accords conclus à Doha en 2020 avec les talibans, qui s'étaient engagés à ne pas accueillir el-Qaëda sur leur sol, a noté le haut responsable américain.
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a ajouté lundi soir qu'en "hébergeant et en abritant" Zawahiri, les talibans ont "grossièrement violé l'accord de Doha" qui prévoyait le départ des troupes américaines d'Afghanistan.
M. Zabihullah, a accusé de son côté les Etats-Unis d'avoir dérogé à ces accords, en conduisant une frappe sur leur territoire. "De telles actions constituent une répétition des expériences ratées des 20 dernières années et sont contraires aux intérêts des États-Unis d'Amérique, de l'Afghanistan et de la région", a-t-il estimé.

Dans le cadre de l'accord de Doha, les talibans ont promis de ne pas laisser l'Afghanistan redevenir une rampe de lancement au jihad international, mais selon les experts, le groupe n'a jamais rompu ses liens avec el-Qaëda.

"Au courant" 
"Ce que nous savons, c'est que les hauts responsables talibans de Haqqani étaient au courant de sa présence à Kaboul", a détaillé un responsable de l'administration Biden.

Le ministre afghan de l'Intérieur, Sirajuddin Haqqani, est à la tête du redoutable réseau Haqqani, un sous-ensemble brutal des talibans, responsable de certaines des pires violences au cours de ces vingt dernières années. Les responsables américains qualifient ce réseau de bras droit des renseignements pakistanais.

En fuite depuis les attentats du 11 septembre 2001, Zawahiri a grandi dans un foyer confortable du Caire avant de se tourner vers l'islam radical et violent. Héritant en 2011 d'une organisation affaiblie, Ayman al-Zawahiri, 71 ans, avait dû pour survivre multiplier les "franchises", de la péninsule arabique au Maghreb, de la Somalie à l'Afghanistan, en Syrie et en Irak.

"Le groupe fait toujours face à d'importants défis. D'abord, la question de savoir qui va diriger el-Qaëda après la disparition de Zawahiri", a estimé Colin Clarke, chercheur au cercle de réflexion américain Soufan Group.

El-Qaëda avait perdu en août 2020 son numéro 2, Abdullah Ahmed Abdullah, tué dans les rues de Téhéran par des agents israéliens lors d'une mission secrète commanditée par Washington, information révélée quelques mois plus tard par le New York Times.

L'annonce de lundi intervient près d'un an après le chaotique retrait d'Afghanistan des forces américaines, qui avait permis aux talibans de reprendre le contrôle du pays vingt ans après. 


Le chef d'el-Qaëda, l'Egyptien Ayman al-Zawahiri, a été tué dans la nuit de samedi à dimanche en Afghanistan par une frappe de drone américain, a annoncé lundi en direct à la télévision le président américain Joe Biden.
"Samedi, sur mes ordres, les Etats-Unis ont mené à bien une frappe aérienne sur Kaboul, en Afghanistan, qui a tué l'émir d'el-Qaëda, Ayman al-Zawahiri", a-t-il...

commentaires (4)

NEXT… le problème c’est que lui ne sort jamais de son trou.

Sissi zayyat

12 h 11, le 03 août 2022

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Commentaires (4)

  • NEXT… le problème c’est que lui ne sort jamais de son trou.

    Sissi zayyat

    12 h 11, le 03 août 2022

  • Comme tous ses semblables il est mort comme il a vécu par la violence, la terreur et les armes. Qu’il crame en enfer pour l’éternité ! Le Renard passe-passe à chacun son tour… suivez mon regard et prions pour que nos vœux se réalisent enfin !

    Le Point du Jour.

    19 h 25, le 02 août 2022

  • ...mais AL Qaeda institution is "Made in USA."..et les talibans.... USA crée le chaos avec , et vole le lithium sous terre de Afghanistan. C est tout.

    Marie Claude

    09 h 00, le 02 août 2022

  • Ah que ne s'occupent-ils pas a liquider de la meme facon le cancer qui nous ronge depuis des decenies.

    Remy Martin

    08 h 28, le 02 août 2022

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