Un nombre imposant de députés et de ministres étaient présents au lancement de ce document, auprès de la fondatrice de l’institution May Chidiac et de l’ambassadrice des États-Unis. Photo DR
« Renouveler les structures politiques et économiques du Liban. » C’est sous ce titre ambitieux que la Fondation May Chidiac – Institut des médias (MCF-MI) vient de publier son rapport sur le changement économique et politique au Liban, fruit de nombreuses tables rondes qui ont abordé tous les sujets épineux depuis la crise, allant des problèmes politiques locaux à répétition, avec leurs facteurs internes et externes, aux débats économiques et financiers avec leurs conséquences sociales, à l’égalité des genres…
Ces tables rondes, auxquelles ont participé des experts renommés dans tous les domaines et qui ont été suivies par des dizaines de milliers sur les réseaux sociaux, ont donné cours à des recommandations qui tournent autour de la nécessité de faire respecter les lois, du changement politique après les élections législatives, de la sécurité des frontières et de l’appui à l’armée (thème qui a abordé le rôle du Hezbollah et de ses armes dans la configuration libanaise), des réformes économiques et bancaires indispensables, des solutions à la crise énergétique, de l’aide humanitaire internationale et du rôle des femmes dans le processus de paix.
Ce document, véritable concentré des défis auxquels fait face le Liban et porteur de solutions, a été lancé lundi en présence d’un parterre imposant de députés et de ministres de divers bords politiques (notamment des indépendants, des élus de la contestation, des Forces libanaises, des Kataëb et du bloc aouniste), ainsi que de l’ambassadrice des États-Unis Dorothy Shea, ce projet étant exécuté en coopération avec la section des affaires publiques de l’ambassade à Beyrouth.
La directrice du projet, Mireille Hajj, a précisé que la phase 2 du projet sera bientôt lancée, expliquant à L’Orient-Le Jour que cette nouvelle phase sera composée de nouveaux débats à venir, visant à approfondir les problématiques posées.
Pour sa part, May Chidiac, fondatrice de la MCF-MI, a longuement insisté sur les sources et sur les répercussions sociales de cette crise sans précédent, insistant sur l’aide américaine au Liban et particulièrement à l’armée. L’ancienne ministre a souligné que les recommandations de ce document peuvent aider à relever les défis auxquels fait face le Liban « si elles sont adoptées par les parlementaires présents aujourd’hui, ou d’autres, qui croient en la souveraineté du Liban ».
« Les États-Unis et leurs partenaires se sont engagés à faire tout leur possible pour aider » le Liban, a assuré Mme Shea dans son discours, rappelant que l’USaid fournit un budget de 54 millions de dollars en aides humanitaires « distribuées directement aux catégories les plus vulnérables ».

