Le président du Sri Lanka Gotabaya Rajapaksa a fui son pays hier, et des centaines de manifestants ont pris d’assaut les bureaux du Premier ministre en réclamant sa démission, dans un contexte de crise politique aiguë provoquée par une situation économique catastrophique. Gotabaya Rajapaksa a téléphoné au président du Parlement pour lui annoncer qu’il démissionnerait dans la journée et souhaitait confier à son allié, le Premier ministre Ranil Wickremesinghe, le poste de président par intérim, ce qui a déclenché la colère de la population sri lankaise confrontée depuis des mois à des pénuries de produits alimentaires, de carburant et d’électricité. Une source gouvernementale a déclaré que le président se rendait à Malé, la capitale des Maldives, avant de continuer sa route vers un autre pays d’Asie. Les services de Ranil Wickremesinghe ont annoncé l’instauration de l’état d’urgence et d’un couvre-feu avant de revenir sur cette annonce, apparemment prématurée.
Monde - Révolte
Face à la colère populaire, le président sri lankais prend la fuite
OLJ / le 14 juillet 2022 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine