Les récentes turbulences dans le monde des cryptomonnaies ont montré que ce secteur présente des risques similaires à ceux de la finance traditionnelle et doit, quand c’est le cas, être soumis aux mêmes règles, a affirmé hier la vice-présidente de la banque centrale américaine (Fed) Lael Brainard. Mise en faillite du spécialiste des prêts en cryptomonnaies Voyager Digital, effondrement de la cryptomonnaie théoriquement stable Terra : plusieurs sociétés se sont retrouvées dans la tourmente avec la chute marquée de la valeur du bitcoin et d’autres devises virtuelles depuis mai.
Le gouverneur de la Fed Christopher Waller avait aussi souligné jeudi que malgré le plongeon des devises virtuelles, aucune banque ou société d’investissements ne semblait être en péril. « Cela ne veut pas dire que si (le système des crypto) était dix fois plus gros, cela n’aurait aucun effet », avait-il toutefois souligné lors d’une intervention publique. Dans ce contexte, « c’est le bon moment pour s’assurer que des risques similaires sont soumis à des réglementations et des règles de transparence similaires », a avancé Mme Brainard
Deux éléments doivent être particulièrement surveillés à ses yeux : l’implication des banques traditionnelles dans le monde des cryptomonnaies et les cryptomonnaies dites stables parce que leur cours est théoriquement lié à celui d’une devise traditionnelle. « Il est important que les bases d’une saine régulation du système financier lié aux cryptomonnaies soient établies maintenant, avant (qu’il) ne devienne si vaste ou interconnecté qu’il peut poser des risques pour la stabilité du système financier dans son ensemble », a conclu Mme Brainard.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine