Invité par le ministre saoudien du Commerce Majid ben Abdallah al-Qassabi à la 12e conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment pour assister à des réunions avec ses homologues arabes, le ministre sortant de l’Économie et du Commerce Amine Salam a annoncé hier que le gouvernement Mikati a relancé la candidature du Liban afin d’adhérer à l’OMC.
Le ministre ne s’est pas avancé sur un calendrier, alors que le pays avait présenté sa candidature la première fois en 1999. En 2016, le conseiller du ministre de l’époque, Jassem Ajaka, avait listé les nombreux obstacles entravant cette adhésion, notamment la mise à jour d’accords internationaux liés à la propriété intellectuelle ou encore la loi sur la concurrence déloyale qui doit notamment mettre fin à des situations de monopole. Ce dernier obstacle a été levé en février dernier, lorsque le Parlement a adopté la proposition de loi sur la concurrence au Liban, et en particulier son article 5 qui abolit les agences exclusives, même si elle contient certains garde-fous pour protéger les entreprises locales.
Dimanche, Amine Salam avait rencontré son homologue turc, Mehmet Mus, à Genève pour discuter « du commerce bilatéral, des investissements et des contrats », selon le compte Twitter du haut responsable turc.
Depuis dimanche se tient la première réunion ministérielle de l’OMC avec l’espoir fragile que les 164 États membres se mettent d’accord sur la pêche, les brevets des vaccins anti-Covid ou une stratégie pour éviter une crise alimentaire mondiale, mais les divergences restent importantes.

