Après ceux en Italie lors de la 1re journée et à domicile contre l’Angleterre pour la 2e journée, l’Allemagne – dont le surnom de la sélection nationale fait polémique – a de nouveau concédé un match nul en Ligue des nations de football, en Hongrie (1-1) lors de la 3e journée. Attila Kisbenedek/AFP
La dernière marche avant la Coupe du monde de football au Qatar : l’Australie et le Pérou s’affrontent cette nuit dans le pays hôte du Mondial 2022 (21 novembre-18 décembre) pour une place dans le groupe D des champions du monde français, du Danemark et de la Tunisie.
Le Pérou, 22e nation au classement FIFA et 5e des qualifications de la zone Amérique du Sud, vise une sixième participation au Mondial, la seconde consécutive après 2018 au bout de 36 ans d’absence. L’Australie, 42e nation mondiale et 3e de son groupe de qualification, a fait perdurer ses espoirs de disputer une sixième Coupe du monde en battant les Émirats arabes unis (2-1) en match de pré-barrage de la zone Asie. Les deux pays ne se sont affrontés qu’une seule fois auparavant, au premier tour – phase de poules – du Mondial 2018 en Russie, dans un match qui s’est soldé par une victoire (2-0) des Sud-Américains, déjà sous la houlette du sélectionneur argentin Ricardo Gareca.
Il reste deux billets sur 32 à décrocher pour la première Coupe du monde dans un pays arabe : demain mardi, au Qatar également, le Costa Rica et la Nouvelle-Zélande se départageront pour une place dans le relevé groupe E – avec l’Espagne, l’Allemagne et le Japon.
La France en danger
La France, tenante du titre de la Ligue des nations, n’a plus le choix : pour viser le Final Four ou même éviter la relégation, et atténuer les doutes qui la traversent à cinq mois du Mondial, elle doit battre cette nuit la Croatie, relancée par sa courte victoire (1-0) au Danemark. Pendant ce temps, le Danemark recevra l’Autriche.
Les Bleus sont bien mal engagés : une défaite initiale contre les Danois (1-2) suivie de deux nuls peu convaincants en Croatie et en Autriche, sur le même score (1-1). Soit deux points glanés et une place peu enviable de lanterne rouge du groupe pour les champions du monde en titre. Les Croates étaient tout aussi mal partis, mais tout a changé grâce au succès de vendredi dernier au Parken de Copenhague avec un but de Mario Pasalic et, surtout, à l’omniprésence de Luka Modric.
La fatigue, les blessures, la nécessité de faire jouer les plus jeunes, le manque de réussite… les excuses ne manquent pas. Mais pour ce dernier match avant les vacances, les Bleus n’ont plus de droit à l’erreur. Pour prendre trois points cruciaux, le sélectionneur Didier Deschamps espère pouvoir aligner Kylian Mbappé, entré en jeu tardivement mais décisif vendredi dernier en Autriche, et peut-être Karim Benzema, sauf si ce dernier, fatigué lui aussi, laisse sa place à Christopher Nkunku en pointe.
En outre, entre une Allemagne à nouveau accrochée, en Hongrie (1-1) cette fois, et l’Angleterre et l’Italie qui se sont neutralisées (0-0), le classement de ce groupe très relevé est resté figé après la 3e journée de la Ligue des nations. Les Allemands ont donc encore concédé un match nul, après ceux en Italie lors de la 1re journée et à domicile contre l’Angleterre pour la 2e journée. L’Italie mène toujours la danse avec une longueur d’avance sur la Hongrie, deuxième. L’Allemagne reste troisième à deux points de l’Italie, qu’elle recevra demain mardi à Mönchengladbach. L’Angleterre, lanterne rouge, accueillera pour sa part la Hongrie.
D’autre part, menés (2-0) par la Pologne, les Pays-Bas ont finalement obtenu le nul (2-2) à Rotterdam. Et sans un penalty manqué dans les arrêts de jeu par Memphis Depay, les leaders de ce groupe auraient même pu s’imposer. Les Oranje conservent toutefois la tête du groupe devant la Belgique, tenue en échec par le pays de Galles (1-1) à Cardiff. Brennan Johnson a offert le point du nul aux Gallois, fraîchement qualifiés pour le Mondial au Qatar, mais qui restent cependant lanterne rouge du groupe.
Assemblée de l’Ifab
En dehors des pelouses, l’International board (Ifab), garant des lois du football, se réunit aujourd’hui à Doha, capitale du pays hôte du Mondial, pour sa 136e assemblée générale annuelle lors de laquelle il doit, notamment, évaluer l’efficacité du hors-jeu semi-automatique. Par ailleurs, le « Board » devrait valider le principe durable des cinq changements par match et se pencher une nouvelle fois sur les mains dans la surface, sources d’inépuisables polémiques.
La Fédération internationale de football association (FIFA) a toujours pour objectif d’appliquer la détection semi-automatique des hors-jeu, testée en février lors du Mondial des clubs, mais son utilisation effective n’est pas encore confirmée. Elle est pour l’instant absente des règlements. Toutefois, l’Ifab ne vas pas décider aujourd’hui si le hors-jeu semi-automatique sera utilisé à la prochaine Coupe du monde qatarie. D’une part, c’est l’organisateur, ici la FIFA, qui choisit. D’autre part, l’arbitrage vidéo est déjà utilisé en Coupe du monde depuis 2018 et il ne s’agirait que « d’un outil additionnel pour la VAR », pas d’une nouvelle règle, précise la FIFA. « Le système du hors-jeu semi-automatique doit encore être évalué avant la prise d’une décision finale », ajoute-t-elle.
L’assemblée générale de l’Ifab pourrait également valider les cinq changements par équipe, déjà pratiqués presque partout depuis que la période Covid-19 a introduit cette possibilité. En octobre 2021, le gardien des lois du jeu avait laissé le choix à chaque compétition d’adopter les cinq changements ou non. Cet amendement à la « loi 3 » du football, prévoyant d’ordinaire un maximum de trois remplacements par match, avait été décidé en mai 2020 par l’Ifab et devait courir jusqu’à fin 2021 pour les compétitions de clubs et jusqu’au 31 juillet 2022 pour les rencontres internationales. La mesure a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2022, après une « analyse globale de l’impact actuel du Covid-19 sur le football ». Toutes les compétitions n’avaient pas opté pour une augmentation du nombre de remplaçants, la Premier League étant la réfractaire la plus notable. Le « Board » pourrait également clarifier la règle des mains dans la surface, qui engendre toujours des penalties sévères ou mal compris et contestés, et des polémiques. Enfin, une discussion sur la règle 11, celle du hors-jeu, est à l’ordre du jour, ainsi que sur les essais de changement en cas de commotions, avec la mise en place de deux remplaçants spécifiques. Mais le faible nombre d’incidences ne permet pas encore de tirer des conclusions fiables.
La FIFA détient quatre voix sur huit dans les décisions de l’Ifab, les quatre autres étant la propriété historique des Fédérations anglaise, écossaise, galloise et irlandaise.
Source : AFP


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