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Moyen-Orient - Syrie

La Turquie va lancer une intervention militaire dans les régions de Tal Rifaat et Manbej

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a renouvelé mercredi devant le Parlement la menace d’opération militaire contre deux localités du nord de la Syrie, visant les combattants kurdes qu’il qualifie de terroristes. « Nous passons à une nouvelle étape dans l’instauration d’une zone de sécurité de 30 km le long de notre frontière sud. Nous allons nettoyer Tell Rifaat et Manbej », à l’ouest de l’Euphrate, a-t-il indiqué. Le chef de l’État a promis de procéder « étape par étape dans d’autres régions ». M. Erdogan menace depuis une semaine de lancer une opération contre les combattants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme mouvement terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. Il vise aussi les Unités de protection du peuple (YPG), alliées au PKK mais qui furent soutenues par les États-Unis et la coalition occidentale contre le groupe jihadiste État islamique. « Qui va soutenir ces opérations légitimes de sécurité conduites par Turquie et qui va tenter de s’y opposer, on verra bien », a ajouté le chef de l’État. Farhad Shami, porte-parole des Forces démocratiques syrienne (FDS, coalition militaire anti-EI largement dominée par les YPG), s’est montré fataliste. « Ça fait un moment déjà que les FDS s’attendent à une possible bataille », a-t-il déclaré. « Si elle se produit, nous suspendrons notre guerre contre l’État islamique pour nous opposer à l’invasion turque ». Le week-end passé, M. Erdogan a prévenu que la Turquie « n’attendra pas la permission » des États-Unis pour lancer une nouvelle offensive en Syrie. Il a également rappelé mardi à son homologue russe Vladimir Poutine qu’un accord signé en 2019 entre Ankara et Moscou prévoyait la création d’une telle zone « nettoyée du terrorisme », le long de la frontière turco-syrienne. « Sa création est impérative », a-t-il martelé. Une nouvelle offensive de la Turquie en Syrie « saperait la stabilité régionale », a prévenu mercredi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, en réponse aux menaces du président turc.

Elle « donnerait l’occasion aux acteurs malveillants d’exploiter l’instabilité », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse à Washington. « Nous nous opposons à toute escalade dans le nord de la Syrie et nous soutenons le maintien des lignes de cessez-le-feu actuelles », a martelé Antony Blinken.


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a renouvelé mercredi devant le Parlement la menace d’opération militaire contre deux localités du nord de la Syrie, visant les combattants kurdes qu’il qualifie de terroristes. « Nous passons à une nouvelle étape dans l’instauration d’une zone de sécurité de 30 km le long de notre frontière sud. Nous allons nettoyer Tell Rifaat et Manbej », à l’ouest de l’Euphrate, a-t-il indiqué. Le chef de l’État a promis de procéder « étape par étape dans d’autres régions ». M. Erdogan menace depuis une semaine de lancer une opération contre les combattants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), classé comme mouvement terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux. Il vise aussi les Unités de protection du peuple (YPG), alliées au PKK...
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