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Moyen-Orient - Diplomatie

Réouverture des négociations sur le nucléaire iranien

Réouverture des négociations sur le nucléaire iranien

Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, à Bruxelles, le 28 février 2022. Yves Herman/Reuters

Les négociations sur le nucléaire civil iranien, au point mort depuis le mois de mars, ont été « rouvertes », s’est félicité hier le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell. « Les négociations étaient au point mort et elles ont été rouvertes », a déclaré M. Borrell à Wangels, dans le nord de l’Allemagne où il participe à une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7. Il faisait référence au résultat d’entretiens la veille entre le coordinateur de l’Union européenne pour les négociations sur le nucléaire iranien, Enrique Mora, et le négociateur en chef iranien Ali Bagheri en vue de relancer l’accord de 2015. En parallèle, l’émir du Qatar a lui rencontré le guide suprême d’Iran Ali Khamenei et le président iranien Ebrahim Raïssi sur ce même sujet.

« J’évalue cette réunion en Iran de manière très positive. Les négociations étaient bloquées depuis deux mois en raison de ces désaccords sur ce qu’il faut faire avec les gardiens de la révolution », a expliqué M. Borrell. Parmi les principaux points de désaccord figurait la demande de Téhéran que les États-Unis retirent les gardiens de la révolution d’une liste d’organisations terroristes. « Ce genre de chose ne peut pas être résolue du jour au lendemain. Disons que les choses étaient bloquées et qu’elles ont été débloquées », selon lui. M. Mora a transmis aux négociateurs iraniens le message de l’UE soulignant que « cela ne peut pas continuer ainsi », a rapporté M. Borrell. « La réponse a été assez positive », s’est félicité M. Borrell. « Il y a une perspective de parvenir à un accord final », s’est-il réjoui.

« Pas une seule explication »

Une version qui a été contredite hier par Washington, qui a estimé qu’un compromis avec l’Iran pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien restait « loin d’être acquis », malgré l’optimisme affiché par l’Union européenne. « L’Iran doit décider s’il insiste sur des conditions qui n’ont rien à voir » avec le nucléaire « ou s’il veut conclure un accord rapidement », a dit un porte-parole de la diplomatie américaine à l’AFP.

M. Borrell n’a par ailleurs pas voulu commenter le fait que le négociateur de l’UE a été brièvement retenu par les douanes allemandes à l’aéroport de Francfort, où il était en correspondance pour Bruxelles. « Retenu par la police allemande à l’aéroport de Francfort sur mon retour vers Bruxelles, de retour de Téhéran. Pas une seule explication », s’est plaint sur Twitter M. Mora hier matin. Peu de temps après, il a indiqué avoir été autorisé à partir, mais sans avoir reçu d’explications, « ce qui semble être une violation de la convention de Vienne », a-t-il déclaré. Contacté par l’AFP, la police de Francfort ne s’est pas exprimée à ce sujet.

Les négociations lancées il y a un an à Vienne entre Téhéran et les grandes puissances pour une relance de l’accord de 2015, censé encadrer le programme nucléaire de l’Iran, sont au point mort depuis mars. Le pacte est moribond depuis le retrait unilatéral en 2018 des États-Unis qui, sous Donald Trump, alors président, ont réimposé des sanctions étouffantes à Téhéran, entraînant en riposte son désengagement progressif de l’accord.

« Traitement cruel et inhumain »

Hier, le représentant de l’UE a également indiqué avoir exhorté l’Iran à libérer l’universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, condamné à mort. Son exécution devrait avoir lieu au plus tard le 21 mai, selon l’agence de presse ISNA. Le chercheur en médecine d’urgence, qui était basé à Stockholm où il travaillait pour l’Institut médical Karolinska, a été arrêté lors d’une visite en Iran en 2016. Accusé d’avoir transmis au Mossad – les services de renseignements israéliens – des informations sur deux responsables du programme nucléaire iranien, ce qui aurait permis leur assassinat entre 2010 et 2012, M. Djalali avait été condamné à mort en 2017. En février 2018, pendant sa détention, la Suède lui a accordé la nationalité suédoise. En mars 2021, les experts de l’ONU en droits humains avaient appelé Téhéran à libérer M. Djalali, dénonçant un « traitement cruel et inhumain ».

L’annonce début mai de son exécution prochaine est survenue au dernier jour du procès de Hamid Noury, un ancien responsable pénitentiaire iranien, jugé à Stockholm depuis août 2021 pour « crimes contre l’humanité », crimes de guerre et pour l’exécution d’un grand nombre de prisonniers en Iran dans les années 1980. Les procureurs ont requis la réclusion à perpétuité pour M. Noury, qui devrait être condamné en juillet. La justice iranienne a exclu tout échange entre MM. Noury et Djalali.

Source : AFP


Les négociations sur le nucléaire civil iranien, au point mort depuis le mois de mars, ont été « rouvertes », s’est félicité hier le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell. « Les négociations étaient au point mort et elles ont été rouvertes », a déclaré M. Borrell à Wangels, dans le nord de l’Allemagne où il participe à une...

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