Firas Abiad au cours de sa conférence de presse hier. Photo Dalati et Nohra
Pour faire face à la baisse de la vaccination obligatoire des enfants dans le pays depuis l’apparition du Covid-19 et le début de la crise économique, le ministre de la Santé Firas Abiad a révélé hier que son ministère avait commencé dernièrement à distribuer gratuitement des vaccins aux hôpitaux privés.
« Il y a eu un décrochage au niveau de la vaccination dans le pays lors de la pandémie. De plus, de nombreuses familles rechignent aujourd’hui devant le coût du transport et de la consultation », a indiqué le Dr Abiad lors d’une rencontre avec la presse hier. Au plus fort de la crise du médicament l’année dernière, de nombreux praticiens s’étaient plaints de l’impossibilité de trouver des vaccins dans le pays. De plus, la dépréciation de la livre a compliqué l’accès aux soins de santé pour de nombreux Libanais, ce qui s’est ressenti sur la vaccination obligatoire des enfants entre autres. « Afin de redynamiser la vaccination dans le pays, le ministère de la Santé a commencé à distribuer des vaccins gratuits aux hôpitaux privés, à condition que les vaccinations soient effectuées gratuitement. Les hôpitaux se réservent toutefois le droit de toucher des honoraires sur les consultations reliées à la vaccination », a expliqué Firas Abiad. Il a par ailleurs révélé que la vaccination des enfants contre la poliomyélite est à moins de 60 % dans le pays.
« Nous travaillons à relancer la vaccination en coopération avec les ONG qui s’occupent de la santé des enfants », a souligné le ministre. « Les centres de santé primaire (des centres de soins gratuits rattachés au ministère de la Santé et disséminés dans l’ensemble du pays) n’ont jamais été à court de vaccins. Ils ont continué à assurer la vaccination gratuite, malgré les nombreux confinements », a-t-il ajouté.
Le ministre de la Santé a en outre réitéré son soutien à la fabrication locale de médicaments génériques, une solution selon lui pour dépasser la pénurie à laquelle les pharmacies et les patients font face depuis que la crise s’est accentuée. « Nous avons arrêté de subventionner les médicaments princeps qui ont des équivalents au niveau des génériques », a indiqué Firas Abiad. Interrogé sur la présence de médicaments à l’origine douteuse dans certaines régions, il a tenu à rassurer les malades sur le fait que « les médicaments introduits de manière légale dans le pays sont conformes aux normes internationales ». « Le gouvernement a accepté de débloquer 25 millions de dollars en avril pour financer les types de médicaments qui sont encore subventionnés par les autorités », a encore révélé le ministre.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine