Rechercher
Rechercher

Monde - Guerre En Ukraine

Kiev « peut gagner » la guerre contre la Russie « avec les bons équipements », affirme Washington

Le secrétaire d’État Antony Blinken et le chef du Pentagone Lloyd Austin ont rencontré dimanche le président Volodymyr Zelensky.

Kiev « peut gagner » la guerre contre la Russie « avec les bons équipements », affirme Washington

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rencontré dimanche, à Kiev, le secrétaire d’État Antony Blinken et le chef du Pentagone Lloyd Austin. Ukrainian Presidential Press Service/Handout via Reuters

L’Ukraine peut, si elle a les « bons équipements », « gagner » la guerre contre la Russie, a affirmé hier le chef du Pentagone au retour d’une visite à Kiev, tandis que les responsables ukrainiens rejetaient une offre de Moscou d’évacuer les civils retranchés avec les derniers combattants ukrainiens dans le port stratégique de Marioupol.

« La première chose pour gagner, c’est de croire que l’on peut gagner. Et ils (les Ukrainiens) sont convaincus qu’ils peuvent gagner », a dit Lloyd Austin. « Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien », a-t-il ajouté, au lendemain de sa visite, en compagnie du secrétaire d’État Antony Blinken, la première de ministres américains depuis le début du conflit le 24 février.

« Nous voulons voir la Russie affaiblie à un degré tel qu’elle ne puisse pas faire le même genre de choses que l’invasion de l’Ukraine », a encore déclaré M. Austin, après avoir rencontré dimanche, avec M. Blinken, le président Volodymyr Zelensky. « Elle a déjà perdu beaucoup de capacités militaires et beaucoup de soldats pour être franc et nous ne voudrions pas qu’elle puisse rapidement reconstituer ces capacités ».

Les États-Unis – qui ont annoncé une nouvelle aide militaire directe et indirecte pour l’Ukraine de 700 millions de dollars – ont accéléré dernièrement leurs livraisons d’équipements militaires, que le président Zelensky ne cesse de réclamer aux Occidentaux. Ils fournissent désormais des armes lourdes, afin de résister à l’offensive russe qui se concentre sur l’est et le sud du territoire ukrainien, après que les troupes de Moscou eurent échoué dans la région de Kiev, dont elles se sont retirées fin mars.

Les livraisons d’armes à l’Ukraine devraient être au centre d’une réunion prévue mardi en Allemagne, réunissant le chef du Pentagone et les ministres de la Défense de 40 pays alliés. « Nous allons pousser au maximum, aussi vite que possible, pour que (les Ukrainiens) reçoivent ce dont ils ont besoin », a déclaré M. Austin.

Le président ukrainien a remercié hier Washington, le peuple américain et le président Joe Biden « personnellement », pour leur soutien. Il a souligné que l’aide militaire américaine « inédite », d’un montant total de 3,4 milliards de dollars, était « la contribution la plus importante au renforcement des capacités de défense ukrainiennes ». Joe Biden a par ailleurs confirmé hier la prochaine nomination d’une nouvelle ambassadrice des États-Unis en Ukraine, Bridget Brink, actuelle ambassadrice en Slovaquie. Les États-Unis n’étaient plus représentés en Ukraine que par des chargés d’affaires depuis 2019.

« Pas d’accord » pour évacuer Azovstal

La visite des dirigeants américains à Kiev coïncidait avec la Pâque orthodoxe, synonyme d’espoir pour beaucoup de fidèles, même si les combats n’ont pas cessé. Les bombardements ont notamment continué sur Marioupol, un port stratégique de la mer d’Azov presque entièrement contrôlé par l’armée russe, où, selon Kiev, seraient encore coincés quelque 100 000 personnes. Plus de 20 000 ont déjà trouvé la mort à Marioupol, selon son maire Vadim Boïtchenko.

Les bombardements visent surtout le vaste complexe métallurgique Azovstal, où sont retranchés les derniers combattants ukrainiens, avec selon eux près de 1 000 civils. Le régiment Azov qui défend l’aciérie a diffusé ces derniers jours des images de femmes et d’enfants disant vivre depuis des semaines dans des dortoirs de fortune du complexe et appelé à un cessez-le-feu « avec des garanties » pour les faire sortir.

Le ministère russe de la Défense a annoncé lundi matin que ses forces allaient « cesser unilatéralement » les hostilités sur Azovstal à partir de 14h00, « retirer les unités à une distance sûre et assurer le départ » des civils « dans la direction de leur choix ». Mais Kiev a balayé cette annonce. « Aucun accord » n’a été conclu pour instaurer lundi un couloir humanitaire qui permettrait de les évacuer, a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. « Le couloir annoncé n’offre aucune sécurité, donc il n’y a pas d’évacuation », a-t-elle ajouté.

Dans le reste du Donbass, l’armée ukrainienne a affirmé hier avoir repoussé une série d’attaques russes dans les régions de Donetsk et de Lougansk, où de nombreuses localités, comme Roubijné, sont quotidiennement sous les bombes.

À Lyssytchansk, un des points de la ligne de front, un retraité ukrainien, prénommé Mykola, observe tous les jours à la jumelle, de sa maison-tourelle, la lente progression des forces russes. Si lui se dit prêt à résister « jusqu’au bout », il reconnaît qu’une partie de la population de cette région à l’histoire complexe ne verrait pas d’un mauvais œil la prise de contrôle du Donbass par les Russes. C’est l’un des objectifs affichés par Moscou, tout comme le contrôle total du sud de l’Ukraine, où les combats sont aussi quotidiens, notamment dans la région entre Kherson et Mykolaïv.

Au moins cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées lundi dans des frappes russes sur des installations ferroviaires dans la région de Vinnytsia, dans le centre-ouest de l’Ukraine, a annoncé le parquet local.

Côté russe, un grand dépôt de carburant était hier en flammes à Briansk, une ville située à 150 km de la frontière ukrainienne et servant de base logistique aux forces russes, selon Moscou.

Si les Russes accusent régulièrement Kiev d’attaques sur des localités frontalières, les autorités n’ont pas précisé dans l’immédiat les causes de l’incendie.

Les services de renseignements russes (FSB) ont par ailleurs affirmé hier avoir arrêté des « membres d’un groupe néonazi » qui projetaient selon eux d’assassiner – sur ordre des Ukrainiens – le présentateur vedette Vladimir Soloviev, le propagandiste en chef du Kremlin. Kiev n’a pas pour le moment réagi.

Guerre longue

Les combats se poursuivaient aussi dans la région de Kharkiv, la deuxième ville d’Ukraine, qui est quotidiennement bombardée, obligeant les civils des quartiers visés à dormir depuis des semaines dans des souterrains.

Beaucoup s’attendent désormais à une guerre longue, tandis que les pourparlers entre Moscou et Kiev piétinent et que la guerre a jeté sur les routes près de 13 millions de personnes, dont plus de cinq millions ont fui l’Ukraine, selon l’ONU

Enfin, la Russie a annoncé hier l’expulsion de 40 diplomates allemands, en représailles à une mesure similaire prise début avril par l’Allemagne à la suite de l’offensive russe en Ukraine.

Source : AFP

L’Ukraine peut, si elle a les « bons équipements », « gagner » la guerre contre la Russie, a affirmé hier le chef du Pentagone au retour d’une visite à Kiev, tandis que les responsables ukrainiens rejetaient une offre de Moscou d’évacuer les civils retranchés avec les derniers combattants ukrainiens dans le port stratégique de Marioupol.« La première chose pour gagner, c’est de croire que l’on peut gagner. Et ils (les Ukrainiens) sont convaincus qu’ils peuvent gagner », a dit Lloyd Austin. « Ils peuvent gagner s’ils ont les bons équipements, le bon soutien », a-t-il ajouté, au lendemain de sa visite, en compagnie du secrétaire d’État Antony Blinken, la première de ministres américains depuis le début du conflit le 24 février.« Nous voulons voir la Russie...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut