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Sport - Football

City-Real et Liverpool-Villarreal : en Ligue des champions, c’est football contre futbol

Le Bayern Munich champion de Bundesliga pour la dixième fois consécutive ; en Ligue 1, le Paris Saint-Germain égale le record de dix titres de Saint-Étienne.

City-Real et Liverpool-Villarreal : en Ligue des champions, c’est football contre futbol

En battant son rival historique Dortmund (3-1) à l’Allianz Arena samedi dernier, le Bayern Munich a remporté le « Klassiker » allemand et s’est offert du coup son 10e titre consécutif de champion de la Bundesliga, le 32e sacre de son histoire, ce qu’aucune équipe n’avait fait dans un grand championnat de football. Christof Stache/AFP

Football anglais contre futbol espagnol, Manchester City contre Real Madrid cette nuit et Liverpool contre Villarreal demain soir : deux chocs anglo-espagnols en demi-finales aller de la Ligue des champions (C1) permettront d’établir une première hiérarchie européenne avant les matches retour et la désignation des finalistes qui s’affronteront le samedi 28 mai au Stade de France, à Saint-Denis, en banlieue de Paris.

Victorieuses de huit des dix dernières éditions de la Ligue des champions, l’Espagne et l’Angleterre ont confirmé leur mainmise sur le continent, que reflète leur domination à l’indice UEFA des meilleurs championnats européens. Certes, il y a là un invité surprise, Villarreal, modeste club d’une ville de 50 000 habitants de la région de Valence qui a dompté tour à tour la Juventus Turin en huitièmes (1-1, 3-0) puis le Bayern Munich en quarts (1-0, 1-1), atteignant le dernier carré pour la seconde fois de son histoire après 2006. Pour le reste, on pourrait tout à fait revivre une finale anglo-anglaise, comme en 2021 (Chelsea-City) ou en 2019 (Liverpool-Tottenham). Ou bien, pourquoi pas, une affiche hispano-espagnole, à l’image de 2014 ou 2016 (Real-Atlético les deux fois).

« Je veux féliciter Villarreal et Unai (Emery), parce qu’ils ont créé la sensation », a souligné Carlo Ancelotti, entraîneur du Real Madrid. « Je crois que peu de gens pensaient que le football espagnol allait envoyer deux équipes en demi-finales de Ligue des champions en début de saison », a-t-il ajouté. La LaLiga a un peu perdu de sa superbe avec la profonde crise qui a secoué l’un des géants espagnols, le FC Barcelone, et les départs successifs de la plupart des stars planétaires du championnat, Neymar en 2017, Cristiano Ronaldo en 2018 et Lionel Messi en 2021.

Mais le grand Real reste le détenteur du record de trophées dans l’épreuve-reine européenne (13 sacres) et rêve d’une nouvelle finale, quatre ans après son dernier titre. L’équipe d’Ancelotti devra pour cela faire un sort à Manchester City, finaliste en 2021, qui ambitionne de décrocher un premier sacre en C1, objectif de ses richissimes propriétaires émiratis. « On va affronter les rois de cette compétition, donc quoi qu’il en soit, on va souffrir », a reconnu l’entraîneur de City, Pep Guardiola, longtemps bête noire du Real lorsqu’il entraînait le Barça (2008-2012).

City a pour lui son jeu de passe virevoltant, porté par ses petits gabarits Riyad Mahrez, Kevin De Bruyne, Phil Foden ou Bernardo Silva. Mais le géant madrilène, qui rêve de disputer une nouvelle finale au Stade de France après celle remportée en 2000 contre Valence (3-0), compte sur son inégalable culture européenne et sur son avant-centre, un Karim Benzema en état de grâce. Auteur de sept buts sur ses trois dernières soirées européennes pour éliminer le Paris SG puis Chelsea, le Français postule plus que jamais au Ballon d’or.

Mais Mohammad Salah ou Sadio Mané, côté Liverpool, comptent bien lui disputer le statut de meilleur joueur de la saison : les deux attaquants ambitionnent de guider les Reds jusqu’à un nouveau sacre, comme en 2019, qui serait le septième du puissant club du nord de l’Angleterre. L’entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, se méfie toutefois de Villarreal, qui dispose d’un collectif bien huilé à défaut d’avoir des stars. Son homologue Unai Emery a remporté quatre fois la Ligue Europa (avec Séville puis Villarreal) et connaît mieux que quiconque la manière de préparer une double confrontation continentale. « Quiconque élimine la Juve puis le Bayern mérite d’être en demi-finale, a prévenu Klopp. Ils sont très bons et ont un entraîneur extrêmement expérimenté qui est le roi de ces Coupes, c’est incroyable ce que fait Unai. »

Alors, Espagne ou Angleterre ? Le Stade de France attend la désignation de ses hôtes pour la finale.

Tour des stades…

Dans les compétitions nationales de 1res divisons, le Bayern Munich s’est offert son 32e titre de champion d’Allemagne – le 10e consécutif –, ce qu’aucune équipe n’avait fait dans un grand championnat. Ce nouveau trophée, il l’a glané samedi dernier de la plus prestigieuse des façons, en battant son rival historique Dortmund (3-1) à l’Allianz Arena. Avec 12 points d’avance sur Dortmund à trois journées de la fin, les Bavarois ne peuvent plus être rejoints et conservent le « Schale », le trophée du champion qu’ils détiennent depuis 2013. Dortmund, avec 8 points d’avance sur son premier poursuivant, Leverkusen, n’a en principe rien à craindre pour sa 2e place.

En championnat de France, le Paris SG a remporté le 10e titre de Ligue 1 de son histoire, égalant le record de Saint-Étienne, après son nul contre Lens (1-1) samedi dernier, qui a ressemblé à sa saison en demi-teinte, entre fulgurances individuelles et ultras frondeurs, dans une ambiance tout sauf festive. Le strict minimum : le PSG s’est contenté du point qui lui manquait pour verrouiller la 1re place jusqu’à la fin de saison, face à des Artésiens réduits à dix joueurs durant la dernière demi-heure. Détrôné par Lille la saison dernière, le PSG retrouve un statut plus conforme à ses énormes moyens financiers qui lui permettent d’écraser la concurrence nationale. Dans le palmarès du foot français aussi, le club de la capitale va désormais siéger tout en haut, grâce à cette « Decima » qui lui permet de revenir à la hauteur de Saint-Étienne, et de doubler Marseille.

Et en Italie, l’AC Milan, vainqueur à l’arraché de la Lazio à Rome (2-1) dimanche soir, a confirmé que la bataille pour le scudetto de Serie A allait désormais se résumer à un derby milanais, dont Naples, piégé à Empoli (2-3), semble exclu. L’AC Milan compte 2 points d’avance sur l’Inter Milan, vainqueur samedi de l’AS Rome (3-1), et 7 points d’avance sur Naples. Mais les Nerazzurri peuvent reprendre la tête demain mercredi s’ils remportent leur match en retard à Bologne. Naples (3e), en revanche, voit s’envoler toujours plus ses rêves de scudetto pour s’être sabordé à Empoli (3-2), après avoir mené (2-0) jusqu’à la 80e minute du match.

Source : AFP

Football anglais contre futbol espagnol, Manchester City contre Real Madrid cette nuit et Liverpool contre Villarreal demain soir : deux chocs anglo-espagnols en demi-finales aller de la Ligue des champions (C1) permettront d’établir une première hiérarchie européenne avant les matches retour et la désignation des finalistes qui s’affronteront le samedi 28 mai au Stade de France, à Saint-Denis, en banlieue de Paris.Victorieuses de huit des dix dernières éditions de la Ligue des champions, l’Espagne et l’Angleterre ont confirmé leur mainmise sur le continent, que reflète leur domination à l’indice UEFA des meilleurs championnats européens. Certes, il y a là un invité surprise, Villarreal, modeste club d’une ville de 50 000 habitants de la région de Valence qui a dompté tour à tour la Juventus Turin...
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