Le président du Parlement libanais Nabih Berry a suivi samedi la crise aiguë de la farine qui menace le Liban, et qui semblerait être « en voie de résolution », selon l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Depuis vendredi, les minoteries sont en grève en signe de solidarité avec un établissement fermé, en raison de farine avariée. Mais, selon le président du syndicat des minoteries du Sud, Ali Rammal, la farine serait propre à la consommation, après les analyses du ministère de l’Économie et du Commerce. De plus, il a indiqué dans un communiqué que « le plus grand importateur de blé », aurait également été arrêté « depuis une semaine ». En outre, la Banque du Liban qui subventionne les importations de blé prend du retard pour valider les crédits afin de permettre de décharger les navires présents au port. Selon le porte-parole des importateurs de blé Ahmad Hoteit contacté par L’Orient-Le Jour, la BDL a demandé à l’État de souscrire à un crédit en dollars.
Le Liban, qui importe massivement son blé d’Ukraine, voit sa production de farine et de pain compromise par les conséquences de l’invasion russe de ce pays. Le pays traverse de plus une crise économique et financière, qui lui rend difficile l’accès à des devises fortes, ce qui complique les importations.

