La faim guette cinq fois plus de personnes au Yémen cette année en raison de la guerre qui se poursuit dans le pays, mais aussi de la crise ukrainienne, ont alerté hier les Nations unies. L’invasion de l’Ukraine par la Russie menace l’approvisionnement alimentaire mondial, notamment les exportations de blé. « Le nombre de personnes connaissant des niveaux catastrophiques de faim (...) devrait être multiplié par cinq, passant de 31 000 personnes actuellement à 161 000 personnes au cours du second semestre 2022 », estiment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le fonds pour l’enfance Unicef et le Programme alimentaire mondial(PAM). L’ONU utilise un classement appelé « classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire » (IPC), qui classe les niveaux de faim de 1 à 5. Le niveau 5 est classé comme « catastrophe » et, lorsqu’il s’applique à 20 % de la population, il s’apparente à une « famine ». Selon l’IPC, le nombre de personnes confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë au Yémen risque de passer de 17,4 millions à 19 millions cette année, sur une population de 29 millions d’habitants. Et parmi elles, 161 000 personnes feront face à des situations de « catastrophe/famine ».
Moyen-Orient - Conflit
L’ONU alerte sur l’aggravation de la faim au Yémen
OLJ / le 15 mars 2022 à 00h00


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