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Monde - Défense

Washington accuse Pyongyang de tester un nouveau système de missiles intercontinentaux

Washington accuse Pyongyang de tester un nouveau système de missiles intercontinentaux

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un sur la base de Sohae, le 11 mars 2022. KNCA via Reuters

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé hier à l’« expansion d’une station satellite » après que les États-Unis ont menacé son pays de nouvelles sanctions à la suite de deux récents essais de missiles présentés par Pyongyang comme étant des tests de développement d’un satellite. Pyongyang avait assuré que les essais du 26 février et du 4 mars étaient de tests de développement de satellites, réalisés depuis la base de Sohae, sur la côte nord-ouest de Corée du Nord. Le Pentagone a conclu jeudi que ces deux tirs « impliquaient un nouveau système de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ».

Des analystes estiment que la Corée du Nord, sous couvert de ce qui est présenté comme des essais de lancement de satellites, a testé certaines parties de ces ICBM. Alimentant les rumeurs de l’imminence d’un essai d’ICBM, l’agence de presse nord-coréenne KCNA a rapporté hier que Kim Jong-un avait visité le site de lancement de satellites de Sohae et ordonné que les installations soient étendues et modernisées « pour permettre le lancement de grandes fusées porteuses ».

Les États-Unis ont conclu que ces deux tirs « impliquaient un nouveau système de missiles balistiques intercontinentaux que la Corée du Nord développe, et qui avait été dévoilé à l’origine lors d’un défilé » le 10 octobre dernier, selon un communiqué du porte-parole du Pentagone, John Kirby. Surnommé le « missile monstre » par les analystes militaires, le Hwasong-17 est capable de porter plusieurs ogives conventionnelles ou nucléaires qui suivent une trajectoire indépendante lors de leur rentrée dans l’atmosphère, ce que la Corée du Nord n’avait pas réussi à faire jusque-là. Il n’a jamais été testé.

M. Kirby a estimé que ces tests visaient à « évaluer le nouveau système » avant un futur lancement « à pleine portée potentiellement déguisé en opération spatiale », lequel mettrait fin au moratoire que la Corée du Nord s’est elle-même imposée sur les essais de missiles à longue portée, et sur les essais nucléaires, depuis 2017. Un haut responsable de la Maison-Blanche a, lui, qualifié ces tests d’« escalade grave ».

« Missile monstre »

La Corée du Sud et le Japon ont confirmé l’annonce américaine. La plupart des analystes s’attendent à ce que la date choisie pour la mise à feu du « missile monstre » soit le 15 avril, le « Jour du Soleil », qui marque l’anniversaire (110 ans cette année) du fondateur de la Corée du Nord Kim Il-sung. C’est la date la plus importante du calendrier politique nord-coréen. Un tel lancement marquerait la fin du moratoire que Pyongyang s’est auto-imposé depuis 2017 et ne ferait qu’intensifier les tensions dans la péninsule coréenne. La Corée du Nord a testé des ICBM à trois reprises, notamment en novembre 2017, un Hwasong-15, un projectile capable d’atteindre la partie continentale des États-Unis. Avant ces trois essais, Pyongyang avait procédé à une série de lancements de fusées en affirmant qu’elles faisaient partie d’un programme spatial civil. Ils avaient également été effectués depuis la base de Sohae, visitée hier par Kim Jong-un. Un satellite de reconnaissance militaire et un ICBM à longue portée pouvant transporter des ogives figurent en tête de la liste de ce que la Corée du Nord souhaite acquérir. « Ils sont à la recherche de ces deux types de technologies », a déclaré Ankit Panda, analyste en sécurité basé aux États-Unis. Sans attendre, les États-Unis vont, eux, annoncer hier des mesures pour « empêcher la Corée du Nord d’avoir accès à des produits et technologies étrangères lui permettant de développer ses programmes d’armement interdits », et « d’autres actions suivront dans les prochains jours », a dit un haut responsable américain, qui a requis l’anonymat.

Source : AFP

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé hier à l’« expansion d’une station satellite » après que les États-Unis ont menacé son pays de nouvelles sanctions à la suite de deux récents essais de missiles présentés par Pyongyang comme étant des tests de développement d’un satellite. Pyongyang avait assuré que les essais du 26 février et du 4 mars étaient de tests de développement de satellites, réalisés depuis la base de Sohae, sur la côte nord-ouest de Corée du Nord. Le Pentagone a conclu jeudi que ces deux tirs « impliquaient un nouveau système de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) ».Des analystes estiment que la Corée du Nord, sous couvert de ce qui est présenté comme des essais de lancement de satellites, a testé certaines parties de ces ICBM. Alimentant les rumeurs...
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