Les principaux candidats à la présidentielle française ont condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie et appelé au cessez-le-feu, comme le président Emmanuel Macron, ainsi qu’à mêler action diplomatique et sévères sanctions ciblées contre le régime russe, voire à livrer des armes à Kiev. La candidate d’extrême droite Marine Le Pen (RN) a souhaité « la cessation immédiate des opérations militaires russes en Ukraine », une invasion qui « doit sans ambiguïté être condamnée ». Mme Le Pen, qui avait été reçue par Vladimir Poutine lors de la campagne présidentielle de 2017, et dont le parti avait bénéficié d’un prêt d’un établissement financier russe en 2014, a réclamé une initiative diplomatique de la France. Son rival d’extrême droite Éric Zemmour, également proche de Moscou, a « condamné sans réserve l’intervention militaire russe ». La candidate des Républicains (droite) Valérie Pécresse a réclamé des sanctions occidentales « immédiates, sévères, ciblées et coordonnées ». À gauche, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon, pourtant défenseur de la Russie lui aussi, a réclamé « une réunion immédiate de l’Organisation de sécurité et de coopération en Europe » (OSCE) et une délibération « d’urgence » de l’ONU pour obtenir « un cessez-le-feu immédiat et un retrait de toutes les troupes étrangères d’Ukraine ». Le candidat écologiste Yannick Jadot a plaidé également pour que la France et l’Union européenne organisent « des livraisons d’armes pour que les Ukrainiens puissent se défendre et des sanctions d’une ampleur exceptionnelle contre Poutine et ses complices ». La candidate socialiste Anne Hidalgo a appelé à « réagir fermement devant cet acte injustifié et criminel ». « La France, l’UE, le Conseil de l’Europe, l’OSCE et l’ONU doivent réagir », a abondé l’autre candidate de gauche, Christiane Taubira.
Monde
Les principaux candidats à la présidentielle en France condamnent l’invasion russe
OLJ / le 25 février 2022 à 00h00


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