Le ministre de l’Intérieur Bassam Maoulaoui a affirmé hier qu’il remettra aujourd’hui une étude au gouvernement sur la mise en place de mégacentres en amont des législatives du 15 mai, une revendication brandie depuis longtemps par le camp aouniste, afin que les électeurs puissent voter sans devoir se rendre dans leurs circonscriptions éloignées. « Je soumettrai demain (aujourd’hui) au Conseil des ministres une étude sur les mégacentres », a assuré M. Maoulaoui à l’issue d’une réunion avec le chef de l’État Michel Aoun. Le ministre a également assuré avoir abordé avec M. Aoun « les derniers préparatifs en cours pour organiser les législatives avec précision, fluidité et transparence, afin que tous les Libanais puissent se rendre aux bureaux de vote dans le pays et à l’étranger », selon des propos rapportés par la LBCI.
Plus tôt dans la journée, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a estimé qu’il n’y avait « aucune excuse pour ne pas mettre en place des mégacentres ». « Le gouvernement a créé 219 centres dans 59 pays du monde, il n’y a donc aucune excuse pour ne pas en faire sept au Liban. Sauf si l’on veut empêcher les gens de voter à cause de la distance et du coût de transport », a-t-il écrit sur Twitter. « Il y a assez de temps, le coût est acceptable et le vote sera facilité (...) », a-t-il ajouté. Certains observateurs estiment que le CPL, en perte de popularité, pourrait utiliser le prétexte de l’absence des mégacentres pour justifier un report du scrutin.


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Le CPL va inventer toutes sortes d’arguments pour annuler le scrutin car ils savent pertinemment qu’ils vont se prendre une défaite cuisante avec au mieux 1 député élu
09 h 59, le 25 février 2022