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Dernières Infos - Explosion au port de Beyrouth

Des proches de détenus manifestent devant la prison militaire de Rihanié

Des proches de détenus manifestent devant la prison militaire de Rihanié

Les silos détruits du port de Beyrouth. Photo d'archives Anwar Amro/AFP

Des familles de détenus dans le cadre de l'enquête sur l'explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth ont manifesté mercredi devant la prison de la police militaire à Rihanié, dans la banlieue de la capitale libanaise, pour réclamer la "libération immédiate" de leurs proches, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

"Halte aux mensonges, halte à l'hypocrisie. L'enquête est entravée et a été faussée. Les cas des détenus n'ont été examinés que deux fois en un an et demi. Ils sont en prison à la place de personnes qui restent introuvables", a fustigé une porte-parole, Moudi Koraytem. Elle a également appelé à " la séparation entre l'affaire de détenus innocents et les conflits judiciaires et politiques" et plaidé pour "la libération immédiate des détenus". "Nous resterons dans la rue jusqu'à ce qu'ils soient dehors", a-t-elle prévenu.

Une quinzaine de suspects, dont l'ancien directeur des Douanes, Badri Daher, sont en détention depuis plus d'un an. En décembre dernier, des proches de ces détenus s'étaient rendus chez le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Élias Audi, appelant le juge Tarek Bitar chargé de l'enquête à libérer leurs proches.

Plus d'un an et demi après la tragédie du 4 août qui avait fait plus de 200 morts et 6.500 blessés, l'enquête continue de piétiner, à l'heure où la classe politique n'en finit pas de mettre des bâtons dans les roues du juge Bitar. Plusieurs responsables politiques poursuivis dans le cadre de l'investigation utilisent des moyens judiciaires pour tenter d'écarter le juge du dossier, interrompant ainsi volontairement le cours de l'enquête.

Lundi, les députés et anciens ministres Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaïter, du mouvement Amal, ont présenté une nouvelle action en responsabilité de l’État contre des "fautes graves" du président de la 1ère chambre civile de cassation, Naji Eid, chargé de statuer sur un recours en dessaisissement du juge d’instruction près la Cour de justice, Tarek Bitar. La démarche des deux députés a pour effet d’empêcher M. Eid de se pencher sur ce recours et donc de retarder l’enquête.


Des familles de détenus dans le cadre de l'enquête sur l'explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth ont manifesté mercredi devant la prison de la police militaire à Rihanié, dans la banlieue de la capitale libanaise, pour réclamer la "libération immédiate" de leurs proches, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle)."Halte aux mensonges, halte à...