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Moyen-Orient - Diplomatie

Un accord sur le nucléaire iranien serait « imminent », selon Israël

« L’heure de vérité » est arrivée pour Téhéran, avertit le chancelier allemand.

Un accord sur le nucléaire iranien serait « imminent », selon Israël

Le chancelier allemand lors de son intervention durant la Conférence sur la sécurité de Munich, samedi. Thomas Kienzle / AFP

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a affirmé hier qu’un accord sur le dossier nucléaire iranien serait « imminent » et a mis en garde contre sa « fragilité » par rapport au précédent conclu en 2015.

« Un nouvel accord serait imminent (...) Il serait plus fragile que le précédent », a déclaré M. Bennett avant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem. Israël se prépare « au jour de l’après-(accord) à tous les niveaux », a-t-il ajouté. Israël et l’Iran sont des ennemis jurés. Israël, considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que ce pays dément.

Jeudi, les États-Unis ont fait état de « progrès substantiels » lors des négociations de Vienne visant à sauver l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, jugeant une entente possible « dans les prochains jours ».

L’accord de 2015, conclu entre l’Iran et les puissances occidentales ainsi que la Russie et la Chine, avait permis la levée de sanctions économiques internationales contre l’Iran en échange de strictes limites à son programme nucléaire censées l’empêcher de se doter de la bombe atomique. Les États-Unis l’ont quitté en 2018 sous la présidence de Donald Trump, qui le jugeait insuffisant, et ont rétabli leurs sanctions. En riposte, Téhéran s’est largement affranchi des restrictions à ses activités nucléaires prévues par l’accord.

« Le terrorisme iranien nous met en danger ainsi que d’autres pays de la région (...) L’État d’Israël se prépare pour le jour d’après (la conclusion de l’accord) afin d’assurer la sécurité de ses citoyens par nos propres moyens », a ajouté M. Bennett.

De son côté, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a affirmé dimanche, lors d’une conférence sur la sécurité, à Munich que « toutes les mesures doivent être prises pour s’assurer que l’Iran ne puisse jamais devenir un État au seuil nucléaire ». « Le monde ne doit jamais le permettre et Israël ne le permettra jamais », a ajouté M. Gantz.

Le président iranien Ebrahim Raïssi devait arriver lundi au Qatar pour discuter de l’accord sur le nucléaire, selon des sources qataries. L’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et le président iranien doivent discuter des efforts croissants pour ramener l’Iran dans l’accord nucléaire. « Le Qatar s›active pour combler le fossé entre les États-Unis et l’Iran qui se sont retrouvés dans des impasses lors des pourparlers de Vienne. Mais ils ont fait des progrès et ont commencé à envisager des pourparlers directs », a déclaré un diplomate sous couvert d’anonymat.

Échange Macron-Raïssi

De son côté, le président français Emmanuel Macron a déclaré samedi à son homologue iranien que l’Iran devrait « maintenant saisir » l’opportunité de préserver l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, a indiqué la présidence française. Durant un échange téléphonique de 90 minutes, « le président de la République a souligné la nécessité impérieuse de conclure un accord tant qu’il est encore temps », a souligné l’Élysée dans un communiqué.

Pour sa part, le chancelier allemand Olaf Scholz a prévenu samedi que les chances de sauver l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien se réduisent et que « l’heure de vérité » est arrivée pour Téhéran, affirmant que son pays n’accepterait jamais un Iran doté de l’arme nucléaire. « Nous avons une chance d’arriver à un accord qui permettra la levée des sanctions » contre l’Iran, a estimé M. Scholz lors d’un discours à la Conférence sur la sécurité de Munich. « Mais si nous n’y arrivons pas rapidement, alors les négociations risquent d’échouer », a-t-il mis en garde. « Les dirigeants iraniens ont le choix. L’heure de vérité est arrivée » pour eux, a-t-il ajouté.

« Nous sommes très sérieux » et « prêts à conclure un bon accord le plus tôt possible, mais à condition que les autres parties prennent les décisions nécessaires », a répliqué le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian, également présent à la conférence de Munich. Il a réitéré notamment une demande des autorités iraniennes appelant à une « garantie » que l’accord serait bien « mis en œuvre », alors que plane la menace qu’une alternance politique américaine vienne à nouveau le remettre en cause. « Les Occidentaux doivent faire preuve de flexibilité car la balle est dans leur camp. S’ils ne font pas d’efforts dans ce sens, c’est eux qui seront blâmés pour l’éventuel échec des pourparlers », a conclu Hossein Amir-Abdollahian.

Aujourd’hui, nombre d’experts estiment que l’Iran n’est plus qu’à une poignée de semaines d’avoir assez de matière fissile pour fabriquer une arme nucléaire – même s’il faut encore plusieurs étapes complexes pour arriver à la bombe elle-même. « Un armement atomique de l’Iran est pour nous inacceptable », a réitéré M. Scholz. « Aussi parce que la sécurité d’Israël n’est pas négociable », a-t-il ajouté.

Source : AFP

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a affirmé hier qu’un accord sur le dossier nucléaire iranien serait « imminent » et a mis en garde contre sa « fragilité » par rapport au précédent conclu en 2015.« Un nouvel accord serait imminent (...) Il serait plus fragile que le précédent », a déclaré M. Bennett avant la réunion hebdomadaire du gouvernement à Jérusalem. Israël se prépare « au jour de l’après-(accord) à tous les niveaux », a-t-il ajouté. Israël et l’Iran sont des ennemis jurés. Israël, considéré par les experts comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que ce pays dément.Jeudi, les États-Unis ont fait état de « progrès substantiels » lors des...
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