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Sport - Jeux Olympiques D’Hiver De Pékin

La journée d’Eileen Gu

La journée d’Eileen Gu

Déjà sacrée en big air et médaillée d’argent en slopestyle, Eileen Gu, la reine chinoise du ski freestyle, s’est imposée hier encore un peu plus comme l’une des grandes stars des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en survolant l’épreuve de half-pipe, son second titre et son troisième podium donc. Odd Andersen/AFP

La Chinoise Eileen Gu s’est imposée encore un peu plus comme l’une des grandes stars des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en survolant l’épreuve de half-pipe hier vendredi, son second titre et son troisième podium à domicile. Sacrée en big air et médaillée d’argent en slopestyle, la reine du ski freestyle avait tué le suspense dès jeudi en écrasant les qualifications. En finale, ses sauts, d’une amplitude unique chez les femmes, ont fait frissonner de plaisir les bénévoles et les quelques spectateurs chinois invités, pour une ambiance rare depuis le début de ces Jeux sous bulle sanitaire.

Égérie publicitaire, également mannequin et future étudiante à la prestigieuse université américaine de Stanford, Gu – née en Californie d’un père américain et d’une mère chinoise – semble être imperméable à l’énorme attention dont elle fait l’objet. « En half-pipe, plus tu envoies gros et mieux c’est, j’adore ça », disait la Chinoise après les qualifications de jeudi, reconnaissant tout de même un besoin de repos. « Je suis très fatiguée, mais j’ai écrit hier soir (mercredi) dans mon journal intime pour me persuader du contraire, que j’étais encore fraîche et motivée, et ça a fonctionné », a-t-elle confié avant cette dernière sortie.

Moins médiatique et moins connu en dehors des frontières de France que Gu, le biathlète Quentin Fillon Maillet voulait lui aussi écrire l’histoire. Hier, à deux jours de la clôture des Jeux, le Français pouvait réussir un exploit inédit dans l’histoire des JO d’hiver, tous sports confondus : remporter six médailles dans la même édition. Las !

Il a terminé au pied du podium de la mass-start (4e), après avoir craqué lors du dernier tir (3 fautes) alors qu’il pouvait entrevoir l’or. C’est finalement son plus grand rival, le Norvégien Johannes Boe, qui s’est imposé en remportant au passage son quatrième titre olympique en Chine (relais mixte, relais masculin, sprint et mass-start). La France s’est consolée avec le titre surprise de Justine Braisaz-Bouchet sur la même épreuve, chez les dames.

Par ailleurs, vingt-quatre heures après le dénouement de l’épreuve féminine de patinage artistique et l’implosion de Kamila Valieva, l’affaire de dopage concernant la Russe de seulement 15 ans a continué à agiter l’actualité. Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a indiqué avoir été « très troublé » devant sa télévision par la prestation sur la glace de la patineuse qui, visiblement éprouvée, a été incapable d’évoluer jeudi à son niveau habituel dans le programme libre. Bach a également affirmé qu’il n’avait pas « beaucoup confiance » en son entourage, regrettant notamment l’attitude de son entraîneuse à l’égard de la patineuse après sa compétition. « Comment peut-on être si froid avec son athlète ? » a-t-il déploré. En sortant de la patinoire, Valieva avait été cueillie à froid par son entraîneuse Eteri Tutberidze : « Pourquoi tu as baissé les bras ? Pourquoi tu as cessé de te battre ? Explique-moi... Tu as laissé tomber ! »

Sur la glace, les patineurs ont pu se recentrer sur le sport avec le début de l’épreuve des couples lors du programme court, qui a souri aux favoris chinois. Le maigre public chinois n’a eu d’yeux que pour Sui Wenjing et Han Cong, qui ont logiquement pris la tête avant le programme libre aujourd’hui. Le duo cristallise l’attention médiatique en Chine : carrière parsemée de blessures, relation quasi fusionnelle, amoureux ou non. Comme Eileen Gu, Sui Wenjing et Han Cong sont omniprésents dans les rues et au quotidien, dans des publicités pour des assurances, des voitures ou encore des biscuits. Les doubles champions du monde (2017, 2019) et vice-champions olympiques (2018) séduisent – avec leur image de battants – dans une Chine avide de héros.

Plus haut dans les montagnes, à Zhangjiakou, le skicross masculin a livré son verdict. La Suisse a réussi un doublé avec la victoire de Ryan Regez (29 ans, qui mène la Coupe du monde cet hiver) devant Alex Fiva, le Russe Sergey Ridzik prenant la médaille de bronze.

Dans le tournoi masculin de hockey sur glace, la Finlande, victorieuse de la Slovaquie (2-0), est la première équipe qualifiée pour la finale de demain dimanche, où elle affrontera la Russie (sous couleurs neutres) ou la Suède. Chose rare, le dernier carré réunissait quatre équipes européennes, puisque le Canada et les États-Unis, handicapés par l’absence des joueurs de la NHL (la Ligue nord-américaine de hockey), ont chuté en quarts de finale.

Source : AFP

La Chinoise Eileen Gu s’est imposée encore un peu plus comme l’une des grandes stars des Jeux olympiques d’hiver de Pékin en survolant l’épreuve de half-pipe hier vendredi, son second titre et son troisième podium à domicile. Sacrée en big air et médaillée d’argent en slopestyle, la reine du ski freestyle avait tué le suspense dès jeudi en écrasant les qualifications. En finale, ses sauts, d’une amplitude unique chez les femmes, ont fait frissonner de plaisir les bénévoles et les quelques spectateurs chinois invités, pour une ambiance rare depuis le début de ces Jeux sous bulle sanitaire.Égérie publicitaire, également mannequin et future étudiante à la prestigieuse université américaine de Stanford, Gu – née en Californie d’un père américain et d’une mère chinoise – semble être imperméable...
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