La chèvre se promenant dans le Palais de justice de Jdeidé, hier, a créé le buzz sur les réseaux sociaux. Capture d’écran
Qu’est-elle allée chercher dans ce temple désert ? Une chèvre a abandonné son troupeau hier pour s’aventurer dans les couloirs du Palais de justice de Jdeidé, créant le buzz. Un édifice judiciaire déserté, comme tous les autres bâtiments du même type à travers le pays, en raison d’une grève des juges et des auxiliaires de justice. Est-elle venue protester elle aussi contre les droits bafoués des animaux, dans un pays où ceux des humains ne sont pas mieux protégés ? Cherchait-elle une justice qui a, elle aussi, déserté les locaux d’un palais qui porte son nom ? Dans tous les cas, cette image aussi burlesque que fugace fait sourire, à moins d’y voir un symbole du chaos et de la perte de repères dont souffre actuellement tout un système. Et si la chèvre arrive à se retrouver dans les dédales d’un système judiciaire exposé à tous les vents, peut-être devrait-elle en donner les clés aux Libanais désarçonnés.


C’est un espion israélien. Ça se reconnaît à son nez.
14 h 45, le 20 février 2022