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Le secret des célèbres « Herbal Tablets » : de la mélasse et un chaudron de cuivre

Le secret des célèbres « Herbal Tablets » : de la mélasse et un chaudron de cuivre

Une machine dans l’usine Edward Gray, à Dudley, fabricant de bonbons plus connu sous le nom de Teddy Gray, à la timide conquête du monde. Oli Scarff/AFP

Les bonbons façonnés dans l’usine Edward Gray, dans le centre de l’Angleterre, rappellent le temps où des travailleurs luttaient avec de gros morceaux de mélasse collante issue d’un chaudron de cuivre. Mais ils sont désormais recherchés dans le monde entier. Les origines de l’entreprise remontent à 1826, quand John Gray allait de maison en maison avec sa carriole tirée par un cheval pour acheter des bonbons artisanaux avant de les revendre à des commerces. Son fils Edward avait ensuite repris le flambeau et bâti la réputation de l’usine, qui reste à ce jour une affaire familiale.

Aujourd’hui, la petite usine située à Dudley fabrique chaque semaine quelque cinq tonnes de bonbons à sucer aux goûts très divers, rhubarbe et crème, ananas, chocolat...

Mais la reine de leurs sucreries est la « Herbal Tablet », un bonbon au menthol qui, selon son fabricant, soulage depuis plus de 100 ans contre « les nuits et matins froids ». Et contre « la toux et les rhumes » en ces temps de Covid, souligne son responsable marketing Dave Healy à l’AFP, même si « c’est un goût auquel il faut s’habituer ».

La recette, secrète, est conservée dans un coffre dans une banque toute proche. Seuls deux descendants du fondateur en connaissent le contenu. « Ils n’ont pas voulu me le dire parce que je parle dans mon sommeil », plaisante M. Healy. « Tout réside dans le mélange, si vous n’avez pas le bon mélange, vous obtenez un goût huileux », ajoute-t-il, mettant en garde contre les imitations. L’emballage original a un fox-terrier pour logo, le fondateur ayant aussi été aussi un éleveur de chiens de renom.

Au départ, ce bonbon n’était connu que dans les environs de l’usine, mais les produits locaux et artisanaux ayant de plus en plus le vent en poupe, sa réputation dépasse désormais les frontières du Royaume-Uni. L’usine avait déjà aussi grandi en notoriété après que le réalisateur britannique Stephen Fry eut relayé un petit documentaire sur son compte Twitter. « Quand le Covid est apparu, nous avons ouvert une boutique de bonbons en ligne (...) juste pour faire rouler le stock. Mais nous avons eu des demandes en provenance d’Amérique, de Corée, du Japon et d’Australie », notamment de la part de personnes qui vivaient à Dudley et étaient nostalgiques de l’odeur émanant de l’usine.

Malgré cette demande en forte hausse, l’usine n’a pas l’intention de s’agrandir, continuant à miser sur une atmosphère intime et traditionnelle.

Oli SCARFF et James PHEBY/AFP

Les bonbons façonnés dans l’usine Edward Gray, dans le centre de l’Angleterre, rappellent le temps où des travailleurs luttaient avec de gros morceaux de mélasse collante issue d’un chaudron de cuivre. Mais ils sont désormais recherchés dans le monde entier. Les origines de l’entreprise remontent à 1826, quand John Gray allait de maison en maison avec sa carriole tirée par un cheval pour acheter des bonbons artisanaux avant de les revendre à des commerces. Son fils Edward avait ensuite repris le flambeau et bâti la réputation de l’usine, qui reste à ce jour une affaire familiale.Aujourd’hui, la petite usine située à Dudley fabrique chaque semaine quelque cinq tonnes de bonbons à sucer aux goûts très divers, rhubarbe et crème, ananas, chocolat...Mais la reine de leurs sucreries est la « Herbal...
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