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Monde - Conflit

Washington ravive le spectre de la guerre froide et menace Moscou de représailles

La Russie annonce des manœuvres navales, en pleine tension sur l’Ukraine.

Washington ravive le spectre de la guerre froide et menace Moscou de représailles

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken et son homologue allemande Annalena Baerbock, lors d’une conférence de presse, à Berlin, hier. Alex Brandon/Pool via Reuters

La Russie, qui a massé des milliers de soldats à la frontière ukrainienne, prend le risque de raviver le spectre de la guerre froide, ont prévenu hier les États-Unis, menaçant à nouveau Moscou de représailles en cas d’incursion.

Toute violation par la Russie de la souveraineté territoriale de l’Ukraine « nous ramènerait à une époque bien plus dangereuse et instable, lorsque ce continent était divisé en deux, (...) avec la menace d’une guerre totale planant au-dessus de la tête de chacun », a lancé le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

Le diplomate a fait ce parallèle depuis Berlin, ville coupée en deux par un mur pendant près de 30 ans, où il a mené hier des pourparlers avec ses alliés européens, à la veille d’une rencontre cruciale à Genève avec les Russes.

La Russie a déployé des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne, laissant craindre une invasion. Tout en démentant un quelconque projet d’attaque, le Kremlin martèle qu’une désescalade passe par des garanties écrites pour sa sécurité.

« Yalta 2 »

M. Blinken et les alliés occidentaux des États-Unis ont affiché en retour leur fermeté. « Tout » franchissement de la frontière ukrainienne par la Russie entraînerait une réaction « rapide et sévère » des États-Unis, a prévenu Antony Blinken.

Pour montrer l’unité des Occidentaux face à la menace russe, la chef de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a, quant à elle, assuré que les États-Unis et leurs alliés n’hésiteraient pas à agir, même si des représailles devaient avoir des « conséquences économiques » pour l’Europe. Son homologue français Jean-Yves Le Drian, présent lui aussi à Berlin, a mis en garde les Russes contre toute volonté de forger un « Yalta 2 », un nouveau partage des sphères d’influence entre Est et Ouest, près de 77 ans après la conférence qui avait dessiné l’Europe de l’après-Seconde Guerre mondiale. Même tonalité à Londres, où le Premier ministre Boris Johnson a prévenu qu’une incursion russe en Ukraine, quelle que soit son ampleur, serait « un désastre pour le monde ».

Les « incursions mineures » n’existent pas, a renchéri le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en réponse à un propos controversé tenu par son homologue américain Joe Biden. Mercredi, le président américain a semé la confusion en évoquant la possibilité d’une « incursion mineure » de la Russie en Ukraine, semblant indiquer que cela pourrait entraîner une réponse plus modeste des alliés de l’OTAN. La Maison-Blanche a clarifié ensuite ces propos en promettant « une réponse rapide, sévère et unie » des États-Unis et de leurs alliés en cas de franchissement de la frontière de l’Ukraine par des forces militaires russes.

Antony Blinken espère encore trouver une porte de sortie diplomatique aux tensions croissantes entre Kiev et Moscou. Mercredi, lors d’une visite de soutien à Kiev, il avait exhorté Vladimir Poutine à choisir une « voie pacifique ».

Mais la Russie a répliqué en annonçant hier le lancement d’opérations navales tous azimuts, du Pacifique à l’Atlantique en passant par la Méditerranée, impliquant 140 navires de guerre et 10 000 hommes. Moscou avait déjà organisé mercredi des exercices militaires conjoints avec les forces de l’ex-république soviétique de la Biélorussie, également voisine de l’Ukraine. Des exercices susceptibles de présager une présence militaire russe permanente impliquant des forces conventionnelles et nucléaires en Biélorussie, selon un responsable américain.

Un précédent cycle de pourparlers la semaine dernière en Europe n’avait permis que de constater le fossé séparant Moscou et les Occidentaux.

Des exigences vouées à l’échec

M. Blinken avait souligné mercredi qu’il ne présenterait « pas de document » lors de sa rencontre vendredi à Genève avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. « Nous devons voir où nous nous situons et s’il reste des opportunités de poursuivre la diplomatie », a-t-il dit, précisant que certaines exigences russes étaient « clairement, absolument, vouées à l’échec », comme l’engagement à ne jamais élargir l’OTAN à l’Ukraine. En plus d’un traité bannissant tout élargissement de l’Alliance atlantique à l’Ukraine mais aussi à la Géorgie, une autre ex-république soviétique, la Russie réclame que les Américains et leurs alliés renoncent à organiser des manœuvres et des déploiements militaires en Europe de l’Est.

Moscou a signifié que ses demandes étaient non négociables, et les États-Unis les ont jugées pour l’essentiel inacceptables. Dans ce contexte, Washington a annoncé mercredi « une provision de 200 millions de dollars en aide sécuritaire défensive supplémentaire » à l’Ukraine, complétant 450 millions de dollars d’aides déjà accordées. Les États-Unis ont aussi approuvé les demandes des pays baltes d’expédier des armes de fabrication américaine à l’Ukraine. La Grande-Bretagne a également annoncé cette semaine vouloir envoyer des armes défensives à l’Ukraine.

L’Allemagne a pour sa part rejeté l’idée de livrer des armes à l’Ukraine, estimant que cela ne ferait qu’aggraver les tensions. Le chancelier social-

démocrate Olaf Scholz a toutefois dissipé cette semaine les ambiguïtés sur l’avenir du gazoduc controversé Nord Stream 2. L’Allemagne, principal soutien du projet, s’est engagée auprès des Américains à bloquer sa mise en service si la Russie attaquait l’Ukraine, a-t-il assuré.

Source : AFP

La Russie, qui a massé des milliers de soldats à la frontière ukrainienne, prend le risque de raviver le spectre de la guerre froide, ont prévenu hier les États-Unis, menaçant à nouveau Moscou de représailles en cas d’incursion.Toute violation par la Russie de la souveraineté territoriale de l’Ukraine « nous ramènerait à une époque bien plus dangereuse et instable, lorsque ce continent était divisé en deux, (...) avec la menace d’une guerre totale planant au-dessus de la tête de chacun », a lancé le secrétaire d’État américain Antony Blinken.Le diplomate a fait ce parallèle depuis Berlin, ville coupée en deux par un mur pendant près de 30 ans, où il a mené hier des pourparlers avec ses alliés européens, à la veille d’une rencontre cruciale à Genève avec les Russes.La Russie a déployé...
commentaires (1)

pourquoi rouspeter, se facher, critiquer les usa dites ? les citoyens us ont choisi leur president ,tout comme les citoyens libanais avaient choisi le leur. tres reussis les 2 choix !

Gaby SIOUFI

11 h 25, le 21 janvier 2022

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Commentaires (1)

  • pourquoi rouspeter, se facher, critiquer les usa dites ? les citoyens us ont choisi leur president ,tout comme les citoyens libanais avaient choisi le leur. tres reussis les 2 choix !

    Gaby SIOUFI

    11 h 25, le 21 janvier 2022

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