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Aoun reçoit une délégation de l'Assemblée nationale française

Aoun reçoit une délégation de l'Assemblée nationale française

Le président libanais, Michel Aoun, entouré de la délégation parlementaire française qu'il a reçue à Baabda, le 20 janvier 2022. PhotoTwitter/@LBpresidency

Le chef de l'Etat, Michel Aoun, a reçu jeudi à Baabda le président de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale française, Jean-Louis Bourlanges. Ce dernier s'est félicité, selon Baabda, de la relance de l'action du Conseil des ministres qui devrait plancher sur les réformes exigées par les donateurs, après trois mois de blocage.

Selon des propos rapportés par le bureau de presse de Baabda, le député français, à la tête d'une délégation parlementaire, a affirmé, lors de la réunion (tenue en présence de l'ambassadrice de France à Beyrouth, Anne Grillo), que la France maintiendra son soutien au Liban et à son peuple". "Les réformes que le gouvernement libanais prévoit d'adopter constituent un pas important sur la voie du redressement et de la relance", a-t-il ajouté.

Le gouvernement Mikati était bloqué depuis octobre dernier en raison de divergences politiques profondes liées à l'enquête sur le drame du 4 août 2020 au port de Beyrouth. Samedi dernier, le tandem chiite Amal-Hezbollah a annoncé sa décision de revenir à la table du gouvernement, et que les ministres qui lui sont associés prendront part aux séances consacrées à l'étude du projet de budget 2022 et aux dossiers économiques urgents, dans la perspective des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). Un Conseil des ministres devrait avoir lieu à Baabda la semaine prochaine, pour examiner le projet de budget 2022.

De son côté, Michel Aoun a réitéré devant l'élu français sa "détermination", durant le reste de son mandat (qui expire en octobre) à opérer les réformes nécessaires, parallèlement à la mise sur les rails des négociations avec le FMI, et de l'audit juricomptable au sein de la Banque du Liban, et des institutions de l’État.

Évoquant les rapports diplomatiques avec les pays arabes, après la récente brouille provoquée par l'ex-ministre de l'Information, Georges Cordahi concernant le rôle de l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, le président Aoun a affirmé que le Liban "est soucieux d'avoir de bonnes relations avec tous les pays", et qu'il œuvrera pour "un retour à la normale des relations avec les pays du Golfe".

M. Aoun avait tenu des propos similaires peu auparavant cette entrevue, dans le cadre de son allocution devant le corps diplomatique accrédité au Liban, un rendez-vous traditionnel en début d'année.

La délégation s'est par la suite entretenue avec le chef du gouvernement Nagib Mikati et le chef de l’Église maronite Béchara Raï. Lors de la réunion avec le patriarche, les responsables ont souligné "la nécessité de poursuivre les préparatifs en cours en vue des prochaines législatives" fixées au 15 mai. Ils ont également appuyé les appels de Mgr Raï à la "neutralité" et "la tenue d'une conférence internationale pour le Liban". L'année dernière, le prélat avait noté à maintes reprises que "l'effondrement actuel de l’État exige que cette cause soit traitée lors d'une conférence internationale spéciale, sous les auspices de l'ONU"


Le chef de l'Etat, Michel Aoun, a reçu jeudi à Baabda le président de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale française, Jean-Louis Bourlanges. Ce dernier s'est félicité, selon Baabda, de la relance de l'action du Conseil des ministres qui devrait plancher sur les réformes exigées par les donateurs, après trois mois de blocage. Selon des propos rapportés par...