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Monde - Coronavirus

Plus de la moitié des Européens touchés par Omicron d’ici à deux mois, selon l’OMS

Plus de la moitié des Européens touchés par Omicron d’ici à deux mois, selon l’OMS

Des Argentins, qui attendent pour faire un test PCR dans un centre de dépistage contre le Covid, à Buenos Aires, le 10 janvier 2022. Alejandro Pagni/AFP

Plus de la moitié des Européens pourraient être touchés par le variant Omicron d’ici à deux mois au vu du « raz-de-marée » actuel, a estimé hier l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux ans pile après l’annonce du premier décès officiellement lié au coronavirus en Chine.

« À ce rythme, l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) prévoit que plus de 50 % de la population de la région sera infectée par Omicron dans les six à huit prochaines semaines », a dit le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge, lors d’une conférence de presse. Selon lui, ce variant du Covid-19 très contagieux présente des mutations « lui permettant d’adhérer plus facilement aux cellules humaines, et pouvant infecter même les personnes qui ont été préalablement infectées ou vaccinées ».

Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que son vaccin anti-Omicron devrait être prêt en mars. Toutefois, combattre la pandémie à coups de doses de rappel n’est pas une stratégie viable, ont prévenu hier des experts de l’OMS, réclamant aussi des vaccins qui préviennent mieux la transmission.

La pandémie a fait près de 5,5 millions de morts, selon un bilan établi à partir de sources officielles, qui pourrait en réalité être deux à trois fois plus élevé, selon l’OMS. Les premiers cas avaient été détectés fin 2019 en Chine, et le 11 janvier 2020, Pékin annonçait le premier mort officiellement recensé d’une pneumonie atypique, plus tard baptisée Covid-19, dans la ville de Wuhan (centre).

Confrontée à une multiplication des foyers de contamination, la Chine a confiné plusieurs de ses mégacités. Lundi soir, Anyang, dans la province du Henan (centre), a ordonné à ses cinq millions d’habitants de rester chez eux, interdit la circulation des véhicules particuliers, fermé les commerces non essentiels et lancé une campagne de dépistage générale à cause d’Omicron, selon l’agence officielle Chine nouvelle. La ville a enregistré 84 contaminations depuis samedi, dont au moins deux cas du variant, liés à des contaminations dans la métropole portuaire de Tianjin (Nord). Cette ville limitrophe de Pékin a interdit dimanche à ses 14 millions d’habitants de sortir des limites municipales. La Chine, qui a largement endigué l’épidémie début 2020 (à peine 100 000 cas officiellement recensés, dont 4 636 mortels), suit une politique « zéro Covid » s’appuyant sur des mesures radicales dès le dépistage de quelques cas. Cette stratégie est menacée par une flambée à Xi’an (centre, 12 millions d’habitants), la plus grave depuis le printemps 2020, et l’apparition d’Omicron. Les autorités sont sur le qui-vive à l’approche des Jeux olympiques d’hiver de Pékin (4 au 20 février). Le Henan est limitrophe de la province du Hebei, qui accueillera une partie des épreuves.

Hong Kong a également renforcé ses restrictions : crèches et écoles primaires sont fermées jusqu’à début février. Le Japon voisin a prolongé hier, jusqu’à fin février, les restrictions interdisant l’entrée de la plupart des ressortissants étrangers sur son sol, et va rouvrir des centres de vaccination de masse.

Un profond scepticisme et une opposition – parfois violente – aux vaccins, outils les plus efficaces contre la pandémie selon les experts, règnent dans nombre de pays.

En Italie, le Premier ministre Mario Draghi a exhorté ses citoyens à se faire vacciner. De nouvelles restrictions ont été instaurées lundi : les non-vaccinés ne pourront plus accéder aux transports publics, restaurants, salles de sport, cinémas... « La plupart des problèmes qui se présentent à nous aujourd’hui viennent du fait que des personnes ne sont pas vaccinées », selon M. Draghi.

La Pologne, pays parmi les moins vaccinés d’Europe, a dépassé hier les 100 000 morts dus au coronavirus, d’après les autorités.

Quant au Premier ministre britannique Boris Johnson, il risque d’être visé par une enquête de police sur une garden-party à Downing Street en mai 2020, en plein confinement.

Dans ce contexte de résurgence épidémique planétaire, les gouvernements sont à nouveau confrontés au choix délicat entre restrictions sanitaires et préservation de l’économie et du fonctionnement de la société en général.

La France a déclaré lundi que les règles anti-Covid allaient être allégées à l’école. La flambée actuelle (près de 270 000 cas quotidiens sur les sept derniers jours, 281 morts lundi), imputée à Omicron, a entraîné la fermeture de milliers de classes, inquiétant parents et enseignants.

Source : AFP


Plus de la moitié des Européens pourraient être touchés par le variant Omicron d’ici à deux mois au vu du « raz-de-marée » actuel, a estimé hier l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux ans pile après l’annonce du premier décès officiellement lié au coronavirus en Chine.« À ce rythme, l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) prévoit que...

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