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Sport - Football

L’Inter peut asseoir sa domination sur la Juve en Supercoupe d’Italie

Xavi et Ancelotti en quête d’une première finale en Supercoupe d’Espagne.

L’Inter peut asseoir sa domination sur la Juve en Supercoupe d’Italie

Malmené par Aston Villa, Manchester United a toutefois réussi à se qualifier pour le quatrième tour de la Coupe d’Angleterre (1-0), lundi tard dans la nuit, et affrontera Middlesbrough (D2) début février. Paul Ellis/AFP

L’Inter Milan, championne en titre et en tête de Serie A, peut asseoir un peu plus sa domination sur le football italien avec la Supercoupe d’Italie, où elle s’avance en favorite cette nuit face à une Juventus Turin irrégulière et amoindrie. Au stade San Siro, l’entraîneur Simone Inzaghi peut décrocher son premier titre sur le banc nerazzurro, dans une compétition où il compte 100 % de réussite : il a gagné les deux Supercoupes disputées avec la Lazio Rome (2017 et 2019), les deux fois contre la Juve.

Les Nerazzurri ont démarré l’année 2022 avec une huitième victoire de rang en championnat, dimanche dernier contre la Lazio (2-1), la seule équipe qui avait réussi à les battre sur la phase aller. En pleine confiance, avec la meilleure attaque et la deuxième meilleure défense de Serie A, ils semblent actuellement intouchables en Italie, alliant une solidité héritée d’Antonio Conte et le jeu offensif prôné par l’ex-attaquant Inzaghi. Mais gare à la réaction d’orgueil de la Juve, une équipe sur courant alternatif, sans identité dans le jeu et en panne de buteurs, mais qui n’a rien perdu de ses ressources mentales : ce caractère lui a notamment permis de décrocher la 1re place de son groupe en Ligue des champions (devant Chelsea), mais aussi d’arracher un nul en toute fin de match à San Siro contre l’Inter (1-1), en octobre dernier en championnat.

La vie sans Chiesa

Pour espérer conserver la Supercoupe, remportée la saison dernière contre Naples (2-0), il faudra donc « la Juventus des 20 dernières minutes » contre l’AS Roma, dimanche dernier, souligne Mattia De Sciglio, qui devrait de nouveau être titulaire dans une défense turinoise décimée (Danilo blessé, Bonucci en reprise, De Ligt et Cuadrado suspendus).

Massimiliano Allegri, l’entraîneur ayant disputé le plus de Supercoupes (c’est sa 7e cette nuit), doit aussi recomposer encore son attaque, en l’absence de Federico Chiesa, dont la saison s’est terminée dimanche dernier avec une rupture du ligament du genou gauche. Une blessure regrettée par les tifosi turinois comme par tout le football italien : « Bonne chance Federico, on t’attend bientôt sur le terrain pour d’autres grands duels », lui a écrit l’Inter sur Twitter.

D’autre part, deux ans après une édition 2020 organisée à Djeddah, la Supercoupe d’Espagne revient en Arabie saoudite : l’occasion de viser un premier trophée pour les entraîneurs Carlo Ancelotti et Xavi, opposés cette nuit également en demi-finale à Riyad, dans un alléchant clásico Real Madrid-FC Barcelone. La seconde demi-finale opposera demain jeudi l’Atlético Madrid, champion d’Espagne en titre, à l’Athletic Bilbao, vainqueur de la Supercoupe d’Espagne en janvier 2021 à Séville. La finale de l’édition 2022 aura lieu dimanche prochain au stade international Roi-Fahd.

Après un détour obligé par l’Andalousie en janvier 2021 en raison de la pandémie de Covid-19, qui avait débouché sur une finale haletante entre les Basques et le Barça (3-2 après prolongations), cette compétition au format élargi depuis 2019 retrouve donc l’Arabie saoudite cette année. La Fédération espagnole (RFEF) avait signé un contrat avec le royaume pour y délocaliser la compétition durant trois ans en échange de 120 millions d’euros. Comme ses homologues française ou italienne, la RFEF a choisi de s’exporter pour redynamiser cette compétition en perte de vitesse.

Guichets fermés

Après une première délocalisation à Tanger, au Maroc, en 2018, et une année blanche en 2019, les organisateurs ont revu la formule : exit le match sec entre le champion d’Espagne et le vainqueur de la Coupe du roi. Désormais, la Supercoupe d’Espagne se joue à quatre équipes, les deux premiers de la dernière LaLiga et les deux finalistes de la dernière Coupe du roi, ce qui garantit en pratique la présence lucrative du Real et du Barça.

Si les polémiques autour des droits des femmes (qui avaient obtenu l’autorisation d’accéder aux stades pour assister aux matches) avaient émaillé la première édition saoudienne, l’Espagne n’a cette fois pas enregistré de polémique sur les pratiques de ce royaume ultraconservateur très critiqué par les défenseurs des droits humains, et qui s’appuie depuis quelques années sur le sport pour améliorer son image. Et les supporteurs seront au rendez-vous : les 30 000 places disponibles pour la prestigieuse première demi-finale entre le FC Barcelone et le Real Madrid (jauge limite fixée par les autorités locales) ont été écoulées en moins d’une heure, arrachées par les locaux qui ont hâte de voir jouer des superstars comme Karim Benzema et Gérard Piqué sur leur sol.

Mais comparé aux effectifs de 2020, ce clásico a perdu un peu de ses paillettes : Lionel Messi et Antoine Griezmann ont quitté Barcelone, et Sergio Ramos et Zinédine Zidane ne sont plus à la Maison blanche, entre autres. À l’inverse, d’autres anciennes gloires de ces deux clubs prestigieux sont revenues : Carlo Ancelotti, qui avait mené le Real vers la decima, sa 10e Ligue des champions en 2014, a remplacé Zidane sur le banc merengue l’été dernier, et Xavi est venu à la rescousse d’un Barça à la dérive fin novembre.

Le Real favori

Après le premier clásico de la saison en LaLiga, remporté (2-1) par le Real au Camp Nou le 24 octobre dernier, les deux techniciens chercheront cette semaine à remporter leur premier titre depuis leur prise de fonctions. « En théorie, il se peut que nous ayons l’étiquette de favoris. Mais (...) le Barça sera toujours un adversaire de taille pour le Real Madrid. Cela ne s’appelle pas un clásico pour rien », a prévenu Ancelotti, alors que son Real caracole en tête de la LaLiga.

Les Catalans, pour leur part, arrivent dans le désert saoudien sur la pointe des pieds, éliminés de la Ligue des champions dès la phase de poules, empêtrés à la 6e place en LaLiga et décimés par les blessures. Le Barça a emporté dans ses valises Ansu Fati, Frenkie de Jong et Ronald Araujo, qui attendent le feu vert médical pour rejouer, et l’incertitude demeure sur les présences de Pedri et de la recrue Ferran Torres, récemment positifs au Covid-19.

Mais comme le dit Ancelotti, « un clásico est un clásico, et ça le restera toujours ».

Source : AFP

L’Inter Milan, championne en titre et en tête de Serie A, peut asseoir un peu plus sa domination sur le football italien avec la Supercoupe d’Italie, où elle s’avance en favorite cette nuit face à une Juventus Turin irrégulière et amoindrie. Au stade San Siro, l’entraîneur Simone Inzaghi peut décrocher son premier titre sur le banc nerazzurro, dans une compétition où il compte 100 % de réussite : il a gagné les deux Supercoupes disputées avec la Lazio Rome (2017 et 2019), les deux fois contre la Juve. Les Nerazzurri ont démarré l’année 2022 avec une huitième victoire de rang en championnat, dimanche dernier contre la Lazio (2-1), la seule équipe qui avait réussi à les battre sur la phase aller. En pleine confiance, avec la meilleure attaque et la deuxième meilleure défense de Serie A, ils semblent...
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