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Société - Justice

Un journaliste convoqué pour avoir défendu une victime présumée de violences conjugales

Un journaliste convoqué pour avoir défendu une victime présumée de violences conjugales

Vue du sit-in de solidarité avec le journaliste Mohammad Aouad à Beyrouth, hier. Photo Mohammad Yassine

Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées hier devant le bureau de lutte contre la cybercriminalité à Beyrouth, en signe de solidarité avec le journaliste Mohammad Aouad qui y était entendu pour une affaire en rapport avec un cas social qu’il défend publiquement, celui d’une mère dont le mari aurait, selon lui, kidnappé les trois enfants après avoir tenté de la tuer, rapporte notre journaliste Mohammad Yassine.

Au préalable, la cause de la convocation n’était pas connue, et il paraissait évident aux manifestants que le journaliste, également activiste politique qui s’en prend régulièrement à la classe politique en ciblant le Hezbollah en particulier, avait été convoqué pour d’éventuels écrits politiques sur les réseaux sociaux. Le fait que le journaliste souhaite se présenter aux législatives du 15 mai prochain au siège chiite de Jbeil, face au Hezbollah, leur semblait justifier pleinement une éventuelle hostilité à son égard.

C’est finalement le jeune homme qui, à sa sortie, expliquera à L’Orient-Le Jour les vraies raisons de sa présence au bureau de cybercriminalité. « Les parties politiques n’y sont pour rien cette fois, a-t-il déclaré. Il s’agit d’une cause que je défends actuellement, celle d’une femme et de ses enfants. Un cas avéré de violence conjugale qui m’a fait prendre le parti de cette famille. » Il ajoute : « Je suis désolé de dire qu’un individu (le mari de la femme en question), que je ne nommerai pas en vue de préserver le secret de l’enquête, lui-même poursuivi par la justice libanaise, a pu porter plainte contre moi devant les mêmes autorités libanaises. On m’a demandé de supprimer un texte publié sur les réseaux sociaux (où il commente une photo publique prise par l’homme en question avec une chanteuse connue à Dubaï, NDLR), je laisse la justice juger si une telle action est justifiée. »

Le journaliste dit avoir plaidé sa cause auprès du bureau de cybercriminalité et n’avoir pas supprimé le texte en question. « Il est désormais clair que l’homme a enlevé les enfants et les a emmenés hors du Liban malgré une interdiction de voyage, avant de fuir lui-même à Dubaï alors qu’il fait l’objet d’un mandat d’arrêt ici. » Dans son post, Mohammad Aouad assure également que le mari a essayé de tuer sa femme et demande aux autorités émiraties de l’extrader vers le Liban.

« Je supplie les femmes de faire attention à elles et à leurs enfants, parce que la loi n’est pas toujours de leur côté, a conclu le journaliste devant des manifestants qui l’applaudissaient. Dans cette affaire, nous irons jusqu’au bout pour réunir cette femme avec ses enfants. »


Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées hier devant le bureau de lutte contre la cybercriminalité à Beyrouth, en signe de solidarité avec le journaliste Mohammad Aouad qui y était entendu pour une affaire en rapport avec un cas social qu’il défend publiquement, celui d’une mère dont le mari aurait, selon lui, kidnappé les trois enfants après avoir tenté de la tuer,...

commentaires (3)

Le père qui emmène ses enfants à l’étranger….d’ailleurs Personne n’a envie d’emmener papa Aoun et son beau fils Bassil à l’étranger ? Nous respecterons leur choix de vivre la-bas . Parole de scout.

radiosatellite.online

17 h 31, le 11 janvier 2022

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Commentaires (3)

  • Le père qui emmène ses enfants à l’étranger….d’ailleurs Personne n’a envie d’emmener papa Aoun et son beau fils Bassil à l’étranger ? Nous respecterons leur choix de vivre la-bas . Parole de scout.

    radiosatellite.online

    17 h 31, le 11 janvier 2022

  • A mixed cause probably !

    Wow

    13 h 48, le 11 janvier 2022

  • "Les parties politiques n’y sont pour rien cette fois:. Peut-être est-ce un peu vite dit.

    Yves Prevost

    07 h 20, le 11 janvier 2022

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