Le pilote automobile suédois Mattias Ekström (Audi hybride) a remporté hier la 8e étape du Dakar, en Arabie saoudite, une spéciale de 395 km entre al-Dawadimi et Wadi ad-Dawasir.
Le pilote automobile suédois Mattias Ekström (Audi hybride) et le motard anglais Sam Sunderland (KTM) ont remporté hier la huitième étape du rallye-raid Dakar, une spéciale de 395 km entre al-Dawadimi et Wadi ad-Dawasir, en Arabie saoudite, dans un environnement nettement plus aride qu’en première semaine.
Le pilote automobile français Sébastien Loeb (Prodrive), troisième de la spéciale hier, revient à moins de 38 minutes du leader qatari Nasser al-Attiyah (Toyota), handicapé par un problème de différentiel, mais toujours nettement en tête au classement général. Le pilote saoudien Yazeed al-Rajhi (Toyota) ferme le trio de tête, à plus de 50 minutes, avant les quatre derniers jours de course.
Ekström et les deux autres Audi hybrides des pilotes français Stéphane Peterhansel et espagnol Carlos Sainz ont dominé cette journée en se plaçant premier, deuxième et quatrième. Seul Loeb est venu contrarier un podium constructeur 100 % allemand, malgré une crevaison et la perte d’une roue de secours. « On a super bien roulé sur un gros rythme jusqu’au kilomètre 28 où je crève. On change la roue rapidement, on perd moins de deux minutes. On continue sur un gros rythme jusqu’à la neutralisation (pause obligatoire à mi-course), et là, on se rend compte qu’on a perdu notre seconde roue de secours », a déclaré le nonuple champion du monde des rallyes après avoir terminé « mal à l’aise, c’est carrément stressant ».
Le motard britannique Sam Sunderland (KTM) a remporté hier la 8e étape du Dakar, en Arabie saoudite, une spéciale de 395 km entre al-Dawadimi et Wadi ad-Dawasir, et repris la 1re place au général. Photos Hamad I Mohammad/Reuters
Serré en moto
Les motards ont, eux, vécu un retour dans le temps : le top 5 est quasiment le même au soir de cette huitième étape qu’à l’arrivée de la sixième, à l’exception du pilote australien Daniel Sanders (GasGas), contraint d’abandonner après une chute dimanche dernier.
La 7e étape avait chamboulé le classement général, mais un Sam Sunderland (KTM, britannique) très en forme et une panne de roadbook électronique pour le motard français Adrien Van Beveren (Yamaha, 9e de l’étape) ont ramené tout le monde à la case départ. Les positions sont toujours très serrées avec les quatre premiers en moins de 6 minutes. Sunderland compte 3 minutes et 45 secondes d’avance sur le pilote autrichien Matthias Walkner (KTM), 4 minutes et 43 secondes sur Van Beveren et 5 minutes et 30 secondes sur le motard chilien Pablo Quintanilla (Honda).
L’arrivée dans le sud de l’Arabie saoudite était clairement affichée sur le roadbook hier matin : 200 km de dunes, du sable à perte de vue, le soleil, le vent, la poussière. La caravane est écrasée par la rudesse du désert. La journée d’aujourd’hui verra les concurrents s’affronter sur une boucle de 287 km autour de Wadi ad-Dawasir, la plus courte spéciale de la quinzaine jusqu’à présent, avant celle du dernier jour (164 km).
Matthieu CLAVEL/AFP


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