Le siège d’Électricité du Liban à Beyrouth, le 3 avril 2021. Anwar Amro/Archives AFP
Des manifestants ont déconnecté un transformateur de puissance et coupé la ligne de haute tension reliant la centrale de Zahrani à la station de Aramoun, provoquant un black-out à travers le territoire.
L’office public Électricité du Liban (EDL) a annoncé samedi que ses centrales étaient à l’arrêt, accusant des manifestants d’être responsables de ce nouveau black-out en sabotant le réseau électrique. L’électricité publique est déjà coupée au moins 20 heures par jour au Liban en raison d’une pénurie de carburant liée à l’effondrement économique du pays.
Samedi, des manifestants excédés par les coupures se sont rués vers une centrale de distribution d’EDL dans la région de Aramoun, a indiqué l’office dans un communiqué. « Des manifestants ont déconnecté un transformateur d’une puissance de 150-220 kilovolts et coupé la ligne de haute tension reliant la centrale électrique de Zahrani à la centrale de distribution de Aramoun », a ajouté le texte. « Cela a perturbé le réseau électrique (...) provoquant un black-out total à travers le territoire libanais à 17h27 », a écrit encore EDL. Le courant n’a finalement été rétabli que plusieurs heures plus tard, vers minuit, selon l’établissement public.
Les coupures paralysent depuis plusieurs mois la vie quotidienne des gens et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés, qui prennent généralement le relais, rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers à mesure que le carburant se raréfie. Désormais, la facture moyenne mensuelle d’électricité pour une famille libanaise utilisant un générateur privé dépasse le salaire minimum de 675 000 livres libanaises – soit quelque 22 dollars –,
la monnaie nationale s’étant effondrée face au billet vert sur le marché parallèle. Le dollar s’échange désormais contre plus de 30 000 livres, alors qu’officiellement, la parité est toujours maintenue à 1 507,5 livres.
Dans ce contexte, certains médias rapportaient hier que le ministre de l’Énergie et de l’Eau a présenté une étude à EDL selon laquelle les forfaits mensuels fixes seront haussés à 287 000 livres libanaises et les nouveaux tarifs du kilowattheure (kWh) que fournit l’établissement public seront multipliés entre « 16 et 36 fois ». Des informations démenties par le ministère qui indique de son côté que « l’étude n’est toujours pas terminée ».
En parallèle et dans l’objectif d’augmenter ses heures d’approvisionnement en courant électrique, le Liban est toujours dans l’attente de la concrétisation des négociations entamées en automne avec l’Égypte et la Jordanie pour l’acheminement, via la Syrie, de gaz et d’électricité.


Yaani bravo ! la hausse des tarifs indiquee ici est vraiment ce qu'il faut comme clarte et precision. le cout du kwhr entre 16 et 36 fois ? pourquoi pas entre 10 et 100 fois ? si les responsables en sont encore a ce stade d'hesitation... ils doivent imperativement en referer a ibrahim le cananeen,aouniste de son etat. A moins que ce ne soit l'auteur de cette article qui en est responsable ?
10 h 01, le 10 janvier 2022