L’indice PMI (Purchase Managers Index, indice des directeurs d’achat), publié cette semaine par la BlomInvest avec Markit, a repris quelques couleurs en décembre, atteignant 46,7 points contre 46,1 points le mois précédent. Ce résultat est tiré d’un sondage réalisé chaque mois auprès de 400 entreprises du secteur privé. Le PMI reflète une baisse d’activité si sa valeur est inférieure à 50 points, et inversement. Si la valeur de l’indice est inférieure à celle du mois précédent, cela signifie que la baisse s’est accélérée, et vice versa. Dans le détail, le rapport indique une hausse en décembre des sous-indices relatifs à la production du secteur privé (44 points contre 43,3 points en novembre), aux nouvelles commandes (43,7 points contre 42,8 points en novembre) et aux nouvelles commandes pour l’export (47,2 points contre 45,7 points en novembre).
Si le PMI de décembre permet de terminer l’année sur une bonne note, il n’y a pas de quoi se réjouir pour autant, indique le rapport qui souligne le caractère « vital » pour le pouvoir d’achat des Libanais que des actions soient « promptement » menées par le gouvernement « afin de ne pas laisser le pays s’enfoncer encore plus dans la crise en 2022 ». Une crise économique et financière que le Liban traverse depuis la fin de l’été 2019 et qui a vu sa monnaie nationale s’effondrer face au dollar, passé en un peu plus de deux ans d’une parité officielle à 1 507,5 livres par dollar à près de 30 000 LL sur le marché parallèle à fin décembre, avant de finalement dépasser cette barre mardi et d’y stagner encore hier. La dépréciation impacte fortement le taux d’inflation, évalué par l’Administration centrale de la statistique à 201,07 % à fin novembre, et n’augurant rien de bon pour l’année à venir, alors que « nombre d’entreprises s’attendent à une détérioration de la situation politico-économique sur les douze prochains mois », conclut le rapport.

