« Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen », a déclaré Emmanuel Macron dans le quotidien « Le Parisien » publié mardi soir. Ludovic Marin/ Pool/AFP
Clivant et provocant, le président Emmanuel Macron, en clamant vouloir « emmerder les non-
vaccinés », a choisi de coller à l’exaspération d’une grande partie des Français dans un contexte d’emballement de l’épidémie, et de jeter l’huile sur le feu d’une campagne électorale déjà électrique.
Sans surprise, les mots grossiers du chef de l’État à l’égard des quelque 10 % de Français non vaccinés ont suscité un tollé dans les oppositions et alimenté la tempête autour du passe vaccinal actuellement débattu à l’Assemblée.
« J’ai été indignée par les propos du président », a lancé la candidate de droite Valérie Pécresse, tandis qu’à l’extrême droite, Marine Le Pen dénonçait « la vulgarité et la violence » de M. Macron et qu’Eric Zemmour, auteur d’un doigt d’honneur retentissant le mois dernier, fustigeait une « cruauté avouée et assumée ». Le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon y a vu un « aveu sidérant » et le communiste Fabien Roussel a fustigé un propos « indigne et irresponsable ».
« Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie », a asséné M. Macron dans un entretien avec les lecteurs du quotidien Le Parisien publié mardi soir. Soucieux au début de la campagne de vaccination de ménager les plus réticents, le chef de l’État ne prend désormais plus de gants. L’épidémie de Covid-19 flambe (quelque 271 000 cas mardi), les services de réanimation sont majoritairement remplis de non-vaccinés et la colère des soignants et des patients dont la prise en charge est retardée s’exprime de plus en plus ouvertement. « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen », a ajouté le chef de l’État dans une autre formule choc – et jugée beaucoup plus problématique – qui a fait bondir les oppositions.
« En 2016, Emmanuel Macron avait refusé la déchéance de nationalité pour les terroristes islamistes (...) Là, les non-vaccinés seraient plus dangereux que des terroristes? », a lancé Eric Ciotti, conseiller de la candidate de droite Valérie Pécresse. « Le président Macron considère donc que 5 millions de Français ne sont plus citoyens », s’est indignée de son côté la députée de la gauche radicale Clémentine Autain.
Stratégie risquée
Les propos incendiaires du chef de l’État – qui avait récemment promis de ne plus céder à la tentation des petites phrases – interviennent à trois mois de la présidentielle, à laquelle il a « envie » de participer, a-t-il dit au Parisien, sans encore officialiser sa candidature, et alors que les sondages le donnent gagnant.
Pour la plupart des analystes, cette sortie est calculée. « Je ne crois pas une seule seconde qu’elle n’ait pas été réfléchie », commente Emeric Bréhier, de la fondation Jean Jaurès. « Il a fait le choix évident de s’adresser aux 90 % de Français vaccinés, il sait très bien que les autres ne voteront pas pour lui ». « Par ailleurs, il y a beaucoup d’autres choses dans son entretien, sur l’Europe, le nucléaire... Mais le buzz autour de sa formulation cavalière emporte tout », déplore-t-il. « Ce calcul s’assortit d’une prise de risque. Cette radicalité entraîne une polémique sur son côté autoritaire et dictatorial dont ses opposants ont déjà fait leurs choux gras. C’est un pari de premier tour de campagne présidentielle : on cherche à homogénéiser son électorat, davantage à le fixer qu’à l’élargir », analyse le politologue Jean Garrigues.
D’autres analystes en revanche ne cachent pas leur stupéfaction. « J’ai du mal à comprendre les termes utilisés par le président. Par ses propos, il rend plus difficile sa tâche, qui est de convaincre les irréductibles. En ostracisant ces quatre à cinq millions de Français, il va les radicaliser », déclare le politologue Pascal Perrineau. « Ce ne sont pas ces attitudes erratiques qui vont amener les citoyens vers les urnes », déplore-t-il, alors que le spectre de l’abstention pèse sur la présidentielle de 2022.
Les propos de M. Macron interviennent en outre dans une campagne marquée par des invectives, des anathèmes et des polémiques quotidiennes sur tous les sujets, la plus récente étant celle sur le drapeau européen installé sous l’arc de triomphe.
Source : AFP
Dissolution d’un groupe d’ultradroite impliqué dans des violences en France
Un groupuscule d’ultradroite soupçonné d’être impliqué dans des violences, notamment lors d’un meeting du candidat d’extrême droite à la présidentielle Éric Zemmour, a été dissous hier en France sur décision du Conseil des ministres. Sur Twitter, le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin a accusé ce groupuscule, les Zouaves Paris, d’appeler « à la haine et à la violence ». Le décret de dissolution reproche à ce groupe informel, apparu en 2017 et rassemblant une vingtaine de membres, d’être « à l’origine de nombreux et récurrents agissements violents », de « propager un discours ouvertement raciste » et de diffuser « régulièrement des images reprenant les symboles de l’idéologie nazie ». Les publications de ce rassemblement adepte d’actions éclair à l’image des « hooligans » défendent « le concept de supériorité des “Blancs” », selon le décret.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Grâce à Dieu La France ce n'est ni la République, ni Macron, c'est bien davantage que cela, c'est la Reine des Nation et la Mère protectrice du Liban et des Chrétiens d'Orient. Prions pour qu'elle soit rapidement libérer du Macron, avant même les prochaines élections, si Dieu veut. Ce serait une divine surprise pour la France, le Liban et nos deux peuples frères. Et que le Liban soit aussi debarassé de ses envahisseurs, terroristes et autres Macron Omicron
23 h 47, le 06 janvier 2022