Le Parlement italien est convoqué le 24 janvier pour élire le président de la République, un poste prestigieux pour lequel l’actuel Premier ministre Mario Draghi est donné favori, au risque de déstabiliser la péninsule bien en peine de lui trouver un successeur. Même si ses fonctions sont en théorie essentiellement honorifiques, le président de la République italienne a un rôle-clé en cas de crise gouvernementale. C’est d’ailleurs dans ce contexte que le président sortant Sergio Mattarella, dont le septennat s’achève le 3 février, a recouru en février 2021 à l’ex-chef de la Banque centrale européenne pour succéder à Giuseppe Conte, qui avait perdu sa majorité au Parlement. Mario Draghi, 74 ans, est depuis cette date à la tête d’une large coalition gouvernementale allant de la gauche à la Ligue souverainiste de Matteo Salvini en passant par la droite de Silvio Berlusconi, qui à 85 ans se verrait bien président, mais est jugé clivant, sans oublier ses casseroles judiciaires. À la tête de cet attelage hétéroclite, ce personnage apprécié des partenaires internationaux de la péninsule, notamment Bruxelles, est crédité d’avoir réussi à gérer la crise sanitaire et amorcé des réformes (numérisation, réforme de l’administration publique, transition écologique...), tout en utilisant la manne du mégaplan de relance européen postpandémie. L’accession de M. Draghi à la présidence de la république poserait le problème épineux de lui trouver un successeur capable de maintenir la cohésion de la majorité actuelle, qui tire déjà à hue et à dia, et pourrait conduire à des élections anticipées. Nombreux sont ceux qui préféreraient d’ailleurs le voir rester à son poste de Premier ministre jusqu’aux élections législatives prévues en 2023 afin de poursuivre les réformes qu’il a entamées depuis un an.
Monde - Élection
Un nouveau président en Italie fin janvier, Mario Draghi favori
OLJ / le 05 janvier 2022 à 00h00


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