En NFL, la ligue du football américain, plus de 500 joueurs ont déjà été testés positifs au Covid-19 courant décembre. Stephen Lew/USA Today Sports/Reuters
Que ce soit la NBA en basket-ball, la NHL en hockey sur glace ou la NFL en football américain, les grandes ligues professionnelles nord-
américaines se démènent pour garder leur championnat actif et leurs équipes compétitives, malgré la déferlante de contaminations au variant Omicron qui s’abat sur les États-Unis et le Canada. Avec quelque 265 000 nouveaux cas de Covid-19 enregistrés chaque jour en moyenne, les États-Unis ont battu un record, surpassant les 251 989 cas atteints à la mi-janvier 2021, selon l’université Johns Hopkins.
Les joueurs NBA ne sont pas épargnés : depuis le début de la saison 2021-2022, ce sont 214 cas qui ont dû se soumettre au protocole
Covid-19, dont 170 cas lors des deux dernières semaines et 28 cas pour la seule journée de dimanche dernier ! Même si dix matches de saison régulière ont été reportés, dont le dernier en date entre les San Antonio Spurs et le Miami Heat, prévu initialement mercredi soir, les dirigeants de la NBA sont déterminés à ce que leur championnat continue bon an, mal an. Pour réduire le risque de report de matches et de perturber encore plus le calendrier, la NBA a ainsi réduit la période d’isolement de dix à six jours pour les joueurs positifs asymptomatiques et vaccinés.
Jeu de hasard
Après le report du match contre San Antonio, l’entraîneur de Miami, Erik Spoelstra, s’était emporté contre la gestion parfois « déroutante » par la NBA de la vague Omicron, alors que plusieurs joueurs pourtant asymptomatiques se voyaient soudainement exclus à cause du nombre de tests exigés par la ligue. « Nous arrivons à un point où nous avons besoin de plus d’informations », avait regretté le coach du Heat.
Des propos qui font écho à ceux énoncés début décembre par la superstar de la NBA LeBron James, placé à l’isolement après un test PCR non concluant et qui n’avait finalement pas eu à rester dix jours à l’isolement après des tests négatifs. « C’est littéralement un jeu de hasard à chaque fois que vous faites un test, avait déclaré le joueur vedette des Los Angeles Lakers. Vous devez juste voir qui est disponible à partir de là. »
Alors que les franchises peuvent faire appel, pour compenser les absences liées au Covid-19, à des joueurs évoluant dans leur équipe de réserve ou sans contrat – 541 joueurs au total ont déjà disputé au moins un match cette saison, du jamais-vu dans l’histoire de la NBA –, se pose la question de l’équité de la compétition. « Bien sûr il y a une forme d’injustice », reconnaît Adam Silver, le grand patron de la NBA, pour évoquer cette solution qui voit des équipes épuisées continuer. « Mais l’autre avantage, c’est que nous avons 82 matches dans la saison et de longs play-offs, donc je pense que les choses vont s’arranger en fin de saison », estime-t-il.
En NHL, ce ne sont pas moins de 70 matches qui ont été reportés, un chamboulement du calendrier qui a obligé les dirigeants de la ligue à refuser de libérer les joueurs pour les Jeux olympiques d’hiver à Pékin (Chine, 4-20 février 2022).
Plus de 500 cas en NFL
La question se pose aussi pour la NFL qui a réduit pour tous les joueurs, vaccinés ou non, de dix à cinq jours la période d’isolement s’ils sont positifs au Covid-19 et asymptomatiques. D’autant que beaucoup d’équipes sont encore en lice pour décrocher leur billet pour les play-offs, avant les deux dernières journées de saison régulière.
Plus de 500 joueurs ont déjà été testés positifs courant décembre, dont le quarterback d’Indianapolis Carson Wentz, non vacciné, un coup dur pour les Colts. Mais ils pourraient bénéficier de nouvelles directives de la NFL, révisées à la suite des recommandations du Centre de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire des États-Unis. Elles permettraient un retour plus rapide des joueurs vaccinés ou non qui n’ont pas de fièvre pendant 24 heures et dont les autres symptômes, comme la toux, « ont disparu ou se sont améliorés ». Une décision qui pourrait bien satisfaire le quarterback de Green Bay Aaron Rodgers, qui a dénoncé dans un podcast cette semaine un « système à deux classes » injuste pour joueurs vaccinés et non vaccinés.
Certains clubs ont choisi de revenir à des réunions virtuelles pour préserver la santé de leurs joueurs. Pas facile à conjuguer avec une course aux play-offs. « J’ai juste le sentiment que les équipes les plus à même de gérer la situation seront celles qui pourront s’en sortir et se qualifier », a résumé DeForest Buckner, joueur défensif d’Indianapolis.
Rebecca BRYAN/AFP


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