Pour la secende fois en une semaine, les prix des carburants au Liban étaient en hausse hier, selon les derniers tarifs publiés par le ministère de l’Énergie et de l’Eau. Cela en raison de la fluctuation du taux de change, selon le porte-parole des propriétaires de station-service, Georges Brax, un dollar s’échangeant à 29 000 livres libanaises cette semaine au plus haut de la dépréciation de la monnaie nationale et à 26 000 livres au plus bas.
Selon les nouveaux chiffres désormais publiés deux fois par semaine, le prix des 20 litres d’essence à 95 octane a augmenté de 4 400 livres et se vend à 323 200 livres. Les 20 litres d’essence à 98 octane, produit quasi introuvable sur le marché depuis des mois, se vendent désormais à 334 400 livres, après une hausse de 4 600 livres. Les 20 litres de mazout s’échangent quant à eux à 357 600 livres, leur prix ayant augmenté de 18 700 livres. Enfin, le prix de la bonbonne de gaz est passé à 312 100 livres, soit une majoration de 18 600 livres.
Georges Brax a indiqué que les cours mondiaux du brut étaient stables lors du calcul de la fixation des prix sur le territoire libanais. Une situation qui pourrait toutefois évoluer la semaine prochaine, les prix du baril de Brent de la mer du Nord et de celui du West Texas Intermediate (WTI) perdant près de 2 % hier. Les prix fluctuent en effet sur les marchés avec, d’un côté, la crainte que le nouveau variant de Covid-19 pèse sur la demande d’or noir et, de l’autre, des signes encourageants comme la baisse importante des stocks de brut aux États-Unis la semaine dernière, partagée mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
Depuis la semaine dernière, le ratio de fourniture de devises de la part de la Banque du Liban a été modifié, passant de 90 % de la facture à 85 %, poussant alors les importateurs à acheter le reste au taux du marché parallèle. Le taux de change adopté par la banque centrale est de 21 300 livres cette semaine, selon Georges Brax, qui rappelle qu’il est inférieur à celui de la plateforme Sayrafa de jeudi soir (22 700 livres).
Au cours de l’été 2021, avant que les subventions sur les carburants ne soient complètement supprimées, le Liban avait connu de graves pénuries de ces produits. Des files d’automobilistes interminables, surnommées « files de l’humiliation », restaient agglutinées devant les stations-service encore ouvertes dans le pays pour ne remplir que quelques litres d’essence. À la suite de la levée des subventions, la hausse des tarifs des carburants a forcé la demande à la baisse de 50 %, selon le représentant des distributeurs de carburant, Fadi Abou Chacra.


Le prix du carburant est en hausse au Liban alors qu’il est au plus bas dans le reste du monde. Cherchez l’erreur.
10 h 38, le 18 décembre 2021