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Sport - WRC

Qui pour succéder à Sébastien Ogier ?

Le pilote français a ceint dimanche sa huitième couronne de champion du monde des rallyes à l’issue de son ultime saison complète. Désormais, comme Sébastien Loeb, il fera des piges et se préparera à courir les 24 Heures du Mans.

Qui pour succéder à Sébastien Ogier ?

Sébastien Ogier (à gauche) et son copilote Julien Ingrassia célébrant, sur le podium du rallye de Monza, leur huitième titre de champions du monde des rallyes. Andreas Solaro/AFP

Pour la huitième et vraisemblablement dernière fois depuis 2013, le pilote français Sébastien Ogier (Toyota) s’est adjugé le trophée de champion du monde au terme du dernier rallye de la saison de WRC, dimanche à Monza. Sa victoire – dont, pris par l’émotion, il n’avait pas conscience à l’arrivée – lui a permis de terminer avec 23 points d’avance sur son vice-champion pour la seconde année consécutive, le pilote britannique Elfyn Evans (Toyota), 2e en Italie. Le pilote espagnol Dani Sordo (Hyundai) a complété le podium du rallye de Monza. Toyota, lui, s’est adjugé le titre des constructeurs, 59 points devant Hyundai.

Ogier, qui aura 38 ans le 17 décembre, ne disputera en 2022 que quelques manches du WRC avec Toyota, pour se consacrer à sa famille et à son ambition de courir les 24 Heures du Mans (auxquelles participe son équipe). Ce sera sans son copilote historique et compatriote Julien Ingrassia – une « légende » –, qui prend sa retraite à bientôt 42 ans (il les célébrera dans trois jours, le 26 novembre).

Les candidats pour succéder à Ogier au palmarès du WRC sont nombreux, mais leurs chances incertaines. Et à tout seigneur, tout honneur, laissons le Français les nommer : « Chez Hyundai, on ne peut éliminer ni Thierry (Neuville, 33 ans, vice-champion du monde en 2013, 2016, 2017, 2018 et 2019) ni Ott (Tänak, 34 ans, sacré en 2019), commence-t-il. Chez Toyota, Kalle (Rovanperä, 21 ans, devenu cette année le plus jeune vainqueur en WRC) est très véloce en ce moment, donc il a le potentiel. Elfyn (Evans, 32 ans, vice-champion du monde 2020 et 2021) a toujours été très régulier ces derniers temps et aux avant-postes aussi. Sur ces quatre-là, c’est difficile d’en éliminer un. »

« On fera de notre mieux », annonce Evans. « Je serai là », promet Neuville. Tous les deux partagent toutefois le même regret : perdre l’opportunité de battre Ogier sur une saison, ce que seul Tänak a fait depuis 2013. « Ce serait plus intéressant pour nous et pour tout le monde », clame le Belge.

Une surprise

« Après, il y a un paramètre qui va aussi être important l’année prochaine, estime l’octuple champion du monde français. C’est de voir quelle équipe a fait le meilleur travail avec les nouvelles voitures », qui seront pour la première fois équipées de moteurs hybrides. « On peut éventuellement avoir une surprise », poursuit Ogier, qui pense à l’écurie privée M-Sport qui aligne des Ford et compense ses moyens réduits par son ingéniosité. « Ils ont toujours été assez bons pour faire des voitures performantes à leur sortie, donc il ne faut certainement pas les éliminer », ajoute-t-il.

Chez M-Sport, la charge sera menée par les pilotes irlandais Craig Breen (31 ans), britannique Gus Greensmith (24 ans) et, a priori, français Adrien Fourmaux (26 ans) qui doit encore être confirmé.

Après 18 ans de domination française entre Sébastien Loeb (2004-2012) et Sébastien Ogier (2013-2021), « ça serait dommage que tout s’arrête. Donc, maintenant, on va espérer que des garçons comme Adrien, par exemple, puissent reprendre le flambeau à un certain moment », souhaite le second Sébastien. Fourmaux – qui a fait ses débuts en championnat du monde au rallye Monte-Carlo 2019, inscrivant d’entrée son premier point – est le principal espoir tricolore. Introduit dans la catégorie reine (le WRC) chez M-Sport cette année, celui qui faisait des études de médecine avant de se consacrer au rallye s’est fait remarquer notamment grâce à ses 5es places en Croatie et au Kenya, ses meilleurs résultats à cette date. « Actuellement, j’essaie de faire ma propre histoire, affirme le jeune homme. Il y a quatre ans, j’étais encore sur les bancs de la fac. Quand je vois comment j’ai progressé... Et j’espère continuer. En tout cas, je donne tout ce que je peux. »

Espoirs

Également soutenu par la Fédération française du sport automobile (FFSA), dont l’opération de détection Rallyes Jeunes a révélé Ogier et Fourmaux, un autre Français évoluait en WRC en 2021 : Pierre-Louis Loubet (24 ans). Sacré en WRC2 (la catégorie inférieure) en 2019, le fils d’Yves Loubet, champion d’Europe des rallyes en 1989, a toutefois connu une saison difficile à bord d’une Hyundai privée engagée par l’équipe 2C Compétition, entre casses mécaniques, accidents et une hanche cassée début octobre.

La marque sud-coréenne confiera donc plutôt l’an prochain sa troisième voiture à un autre espoir, le pilote suédois Oliver Solberg (20 ans), fils du champion du monde des rallyes en 2003 Petter Solberg, en alternance avec Dani Sordo (38 ans). Chez Toyota, Ogier, qui a encore envie de courir au moins le Monte-Carlo – son épreuve favorite dans sa région d’origine des Hautes-Alpes – en plus des 24 Heures du Mans en endurance, partagera sa voiture avec le pilote finlandais Esapekka Lappi (30 ans). Le pilote japonais Takamoto Katsuta (28 ans) restera, lui, au volant d’une quatrième Toyota. Quant à Loeb (47 ans), il pourrait faire son retour pour des piges chez M-Sport. Des discussions sont en cours.

Source : AFP


Pour la huitième et vraisemblablement dernière fois depuis 2013, le pilote français Sébastien Ogier (Toyota) s’est adjugé le trophée de champion du monde au terme du dernier rallye de la saison de WRC, dimanche à Monza. Sa victoire – dont, pris par l’émotion, il n’avait pas conscience à l’arrivée – lui a permis de terminer avec 23 points d’avance sur son vice-champion...

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