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Sport - Focus

Quartararo peut-il suivre les traces de Rossi et Marquez en MotoGP ?

Quartararo peut-il suivre les traces de Rossi et Marquez en MotoGP ?

Les lauréats des trois catégories de la vitesse moto à l’issue du championnat du monde de la saison 2021. De gauche à droite : l’Australien Remy Gardner (Moto2), le Français Fabio Quartararo (MotoGP) et l’Espagnol Pedro Acosta (Moto3). José Jordan/AFP

Il y a eu la décennie Valentino Rossi dans les années 2000, puis la décennie Marc Marquez dans les années 2010 : y aura-t-il la décennie Fabio Quartararo dans les années 2020 ? Le récent champion du monde 2021 veut asseoir sa domination en MotoGP, mais le pilote français aura fort à faire dès 2022 contre son rival italien Francesco Bagnaia et l’armada Ducati.

Quartararo est entré dans l’histoire de la vitesse moto française. Présenté depuis longtemps comme un « crack » et un potentiel premier champion du monde tricolore en catégorie reine, le Niçois a réalisé son « rêve de toujours ». Lors de la soirée de remise des prix dimanche dernier, sa combinaison Yamaha troquée contre un smoking cintré, il a, comme ses illustres aînés, pu ajouter sa plaque 2021 en argent, gravée de son nom, sur le trophée MotoGP. À 22 ans, il peut continuer à garnir cette tour qui grandit avec ses champions. Désormais, « le rêve, c’est de regagner un titre », disait-il le jour de son sacre en Italie le 24 octobre. « Réussir à redevenir champion du monde et être considéré comme une légende », avait-il ajouté. Son objectif avoué : s’approcher de Valentino Rossi – son idole – qui vient de prendre sa retraite à 42 ans après sept titres en catégorie reine, et de Marc Marquez, six titres en MotoGP, qui sera un de ses rivaux en 2022.

Promu pilote officiel Yamaha en début d’année, en remplacement de Rossi, qui faisait le chemin inverse vers l’équipe satellite Yamaha-SRT, « El Diablo » (surnom de Quartararo) avait enfin la machine pour gagner, correspondant à son potentiel. Tout du moins en début de saison. Car la dernière de ses cinq victoires en 2021 remonte au Grand Prix de Grande-Bretagne, 12e manche sur 18 au total, le 29 août. En deuxième partie de saison et surtout dans le dernier tiers, Fabio Quartararo a été dominé par Francesco Bagnaia, le vice-champion du monde qui a fini avec 26 points d’écart au classement.

L’Italien de 24 ans a remporté quatre des six dernières courses sur sa Ducati. Et s’il n’était pas tombé à cinq tours de l’arrivée à Misano (16e manche), alors qu’il était en tête, il aurait pu retarder le sacre du Français, lui mettre la pression jusqu’au bout et, éventuellement, le doubler sur le fil. « En voyant leur niveau de performance, nous ne sommes pas à 100 % confiants avant l’an prochain », a avoué Quartararo, qui répète en boucle que Yamaha doit améliorer sa machine pour « avoir plus de puissance, de vitesse pure ». « On a listé ce qu’on doit faire pour être plus compétitifs, à nous de bien travailler à Jérez », cette semaine en Espagne pour les premiers tests hivernaux, a-t-il continué.

L’étoffe des champions

Pour le patron de l’écurie Yamaha, Lin Jarvis, la moto 2022 doit s’appuyer sur celle de 2021 : « On doit garder notre bon équilibre, ce sera une évolution de ce que l’on a, avec un besoin en puissance, il faut apporter plus de chevaux. » Son homologue de Ducati, Paolo Ciabatti, estime, lui, que l’écurie italienne a réussi sa « meilleure saison de tous les temps », malgré la défaite chez les pilotes.

Bagnaia, en plus de ses quatre victoires, est monté trois fois sur la deuxième marche des podiums et deux fois sur la troisième. Son équipier, l’Australien Jack Miller, a gagné deux fois et pris trois fois la 3e place.

En plus de Ducati-Pramac (Johann Zarco et Jorge Matin pilotes), les Rouges – la couleur des motos italiennes – auront deux autres équipes satellites l’an prochain (Ducati-Gresini et Ducati-VR46). Assez pour poser problème à Quartararo ? « Espérons ! Espérons ! C’est le but de Ducati. La moto a un énorme potentiel », a répondu son compatriote Zarco, qui espère pouvoir « jouer le titre » l’an prochain. « Mais là où Fabio a été très fort, c’est que quand les pilotes avec la même moto ont commencé à avoir des problèmes, lui ne s’est pas posé de questions et a continué à gagner ou à être sur le podium. Sur l’aspect mental, il a été très fort et je pense qu’il a la capacité pour le refaire », a ajouté Zarco.

Pour Jarvis, « Fabio a été très positif, plein d’énergie et de concentration. Il a été plus léger également face à l’adversité, quand l’an dernier il se laissait contrarier par les problèmes. C’est l’étoffe des champions, il a su se concentrer uniquement sur sa mission, en faisant abstraction du reste ».

Olivier LEVRAULT/AFP

Il y a eu la décennie Valentino Rossi dans les années 2000, puis la décennie Marc Marquez dans les années 2010 : y aura-t-il la décennie Fabio Quartararo dans les années 2020 ? Le récent champion du monde 2021 veut asseoir sa domination en MotoGP, mais le pilote français aura fort à faire dès 2022 contre son rival italien Francesco Bagnaia et l’armada Ducati.Quartararo est entré dans l’histoire de la vitesse moto française. Présenté depuis longtemps comme un « crack » et un potentiel premier champion du monde tricolore en catégorie reine, le Niçois a réalisé son « rêve de toujours ». Lors de la soirée de remise des prix dimanche dernier, sa combinaison Yamaha troquée contre un smoking cintré, il a, comme ses illustres aînés, pu ajouter sa plaque 2021 en argent, gravée de son nom,...
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