Rechercher
Rechercher

Sport - Basket / Nba

Et revoilà les Warriors, où la joie de jouer transpire à nouveau

Après plus de deux ans à manger son pain noir, la franchise californienne domine à nouveau le championnat nord-américain en ce début de saison.

Et revoilà les Warriors, où la joie de jouer transpire à nouveau

Stephen Curry (n° 30 des Golden State Warriors, ballon en main) est marqué par Patrick Beverley (n° 22 des Minnesota Timberwolves) lors du match qui a opposé leurs franchises respectives mercredi. Ezra Shaw/Getty Images/AFP

Stephen Curry n’a plus besoin de marquer 50 points pour faire exister Golden State : autour de lui, Steve Kerr a rebâti une équipe séduisante qui domine le début de saison NBA et peut espérer plus avec le retour attendu de Klay Thompson.

Au sommet de la NBA entre 2015 et 2019, avec trois titres en cinq finales qui en ont fait une des meilleures équipes de l’histoire, aux côtés des Bulls 1996-1998 de Michael Jordan, les Warriors retrouvent de leur superbe cet automne, après plus de deux ans à manger leur pain noir. En deux soirs funestes, les 10 et 13 juin 2019, face à Toronto, leur monde s’est écroulé. Il y a d’abord eu la rupture du tendon d’Achille droit dont a été victime Kevin Durant, qui aura mis un an et demi pour s’en remettre et joue désormais sous le maillot des Brooklyn Nets. Puis celle des ligaments croisés du genou gauche qui a foudroyé Thompson. Buvant le calice jusqu’à la lie, Golden State manqua le triplé et les Raptors furent sacrés champions.

Trente mois plus tard, Curry est toujours orphelin de son Splash Brother, avec lequel il formait une des plus étourdissantes paires de tireurs qui soit. Car ce dernier s’est aussi rompu le tendon d’Achille il y a un an. Et le meneur All-Star, MVP (meilleur joueur de la saison) en 2015 et 2016, a aussi eu sa part de malheur en se fracturant une main en octobre 2019, les Warriors sombrant alors dans les abysses. La saison passée, il a retrouvé son niveau d’excellence. Mais ses exploits – il a fini meilleur marqueur (32 points de moyenne) – n’ont pu faire de miracle, Golden State ayant échoué à disputer les play-offs, stoppés en barrages par les Lakers puis Memphis.

Or, si Curry était le seul à épicer le jeu de l’équipe, malgré l’habituelle abnégation de Draymond Green, ce n’est plus le cas. Des joueurs donnent enfin la pleine mesure de leur talent, à l’image d’Andrew Wiggins, qui avait surtout fait parler de lui à l’intersaison en refusant de se faire vacciner contre le Covid-19, avant de s’y contraindre. Mercredi, contre Minnesota (123-108), il a été étincelant (35 points, à 14/19 aux tirs). Sa stratosphérique claquette-dunk d’une main, comme s’il voulait toucher le plafond du Chase Center, en toute fin de match, ou encore le alley-oop (passe en l’air pour un dunk) offert en première période par Curry à Gary Payton II, fils de l’ancienne star de Seattle, ont illustré le showtime actuellement proposé par les Warriors, dont le talent et l’expression collective ne souffrent d’aucun complexe. « Nous avons des joueurs qui prennent soin les uns des autres, c’est une équipe qui a de la profondeur. Il y a beaucoup d’armes, beaucoup d’options différentes à notre disposition. Le groupe est vraiment dévoué et connecté », s’est enthousiasmé Kerr.

L’entraîneur, qui a notamment fait revenir le précieux vétéran Andre Iguodala et recruté l’ailier serbe Nemanja Bjelica, autant pour les muscles que pour l’expérience, est l’homme-clé de la résurrection des Warriors. L’équipe s’appuie évidemment sur son incontournable meneur, Stephen Curry, auteur d’une entame de saison à la hauteur de la précédente. À 33 ans, celui qui devrait dépasser d’ici à la fin de l’année Ray Allen au sommet des meilleurs artilleurs à 3 points de l’histoire est encore au firmament de son basket, comme le prouve son match à 50 points en 35 minutes lundi contre Atlanta.

Et les fans des dubs de se prendre à rêver d’un retour en fanfare des Splash Brothers, lorsque Klay Thompson sera enfin apte à rejouer. Autour de Noël, selon plusieurs médias bien informés. Recouvrer le rythme sera alors sa principale difficulté et les premières semaines seront peut-être peu probantes. Il faudra à Steve Kerr créer une nouvelle alchimie, comme pour James Wiseman, intérieur à fort potentiel, drafté en 3e position l’an passé et qui pourrait, lui, revenir fin novembre, sept mois après une blessure au ménisque droit. « J’aime vraiment cette équipe et la façon dont les pièces s’emboîtent. J’aime le nombre de joueurs dont nous disposons qui ont un très bon QI basket », s’est félicité le coach californien, qui sait mieux que personne jusqu’où peut aller son équipe.

Nicolas PRATVIEL/AFP

Stephen Curry n’a plus besoin de marquer 50 points pour faire exister Golden State : autour de lui, Steve Kerr a rebâti une équipe séduisante qui domine le début de saison NBA et peut espérer plus avec le retour attendu de Klay Thompson.Au sommet de la NBA entre 2015 et 2019, avec trois titres en cinq finales qui en ont fait une des meilleures équipes de l’histoire, aux côtés des Bulls 1996-1998 de Michael Jordan, les Warriors retrouvent de leur superbe cet automne, après plus de deux ans à manger leur pain noir. En deux soirs funestes, les 10 et 13 juin 2019, face à Toronto, leur monde s’est écroulé. Il y a d’abord eu la rupture du tendon d’Achille droit dont a été victime Kevin Durant, qui aura mis un an et demi pour s’en remettre et joue désormais sous le maillot des Brooklyn Nets. Puis celle des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut