Le terminal à conteneurs du port de Beyrouth. Photo M.A.
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Ali Hamiyé, a lancé hier depuis le port de Beyrouth l’appel d’offres international pour la gestion, l’exploitation et l’entretien du terminal à conteneurs du port, ravagé par les explosions meurtrières du 4 août 2020.
Lors du lancement, le ministre a souligné que « cet appel d’offres se base sur un cahier des charges qui tient compte des critères de transparence absolue » et qui a été approuvé « sans aucune modification » par la Direction des adjudications avant d’être adopté.
Ce terminal, dont l’activité représente « environ 85 % du trafic au port », selon Ali Hamiyé, peut compter aujourd’hui sur 10 grues géantes opérationnelles, sur 16. En juin dernier, seules trois d’entre elles étaient fonctionnelles, alors que les responsables veulent porter ce nombre à 13 d’ici à décembre, a indiqué le ministre.
Le contrat, confiant la gestion du terminal à conteneurs de Beyrouth à BCTC (un consortium composé de Portia Ports Limited, International Port Management Beirut SAL et Logistics and Port Management Americas), est arrivé à échéance fin 2019. Il est maintenu de manière informelle depuis la fin d’une prolongation de trois mois actée début 2020, le temps que l’appel d’offres soit lancé. La reconstruction de la zone portuaire a, elle, attiré beaucoup d’acteurs qui ont émis des propositions, dont le transporteur français CMA CGM, un consortium d’entreprises allemandes, ou encore un groupement d’entrepreneurs libanais composé notamment par l’ancien président de l’opérateur du port de Tripoli, Antoine E. Amatoury.
Par ailleurs, le ministre a indiqué que le processus de reconstruction du port se déroulera en trois phases parallèles. La première concerne la mise en place d’un nouveau cadre légal pour « l’identité juridique » du port ; la deuxième consiste en l’adoption d’une vision qui se base sur le « principe d’harmonie et d’intégration » entre les différents ports libanais ; et la troisième concerne la finalisation des études d’évaluation et du plan directeur général, afin de lancer des projets spécifiques en fonction des priorités, du financement disponible et des mécanismes de mise en œuvre.


