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Économie - Le Chiffre De La Semaine

La dette externe totale libanaise baisse de 6,8 %

La dette externe totale libanaise baisse de 6,8 %

La dette extérieure totale libanaise a baissé de 6,8 % à fin 2020 en glissement annuel, atteignant 68,7 milliards de dollars, contre 73,89 milliards de dollars en 2019, selon les chiffres publiés par la Banque mondiale. La dette extérieure est celle détenue par les non-résidents et rassemble la dette publique extérieure détenue par l’État libanais ; la dette privée extérieure détenue par le secteur privé, des particuliers ou des établissements bancaires ou financiers; et enfin les crédits octroyés par le Fonds monétaire international (FMI).

La dette privée extérieure est constituée de prêts octroyés aux particuliers et entreprises résidant au Liban, mais qui ont des intérêts économiques à l’étranger (immobilier, investissement ou autre), ainsi que des prêts au secteur bancaire libanais.

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Quant à la dette publique totale détenue par les résidents et les non-résidents, elle a atteint 95,6 milliards de dollars (la partie en livres étant convertie au taux officiel de 1 507,5 livres pour un dollar alors que celui-ci dépasse les 20 000 livres sur le marché parallèle) et a augmenté de 4,3 % en glissement annuel par rapport à fin 2019. Le pays a fait défaut sur sa dette en devises, détenue par des résidents, en majorité par les banques libanaises et la Banque du Liban (BDL), et non-résidents, comme des fonds d’investissements tels que Fidelity, Ashmore ou encore BlackRock. Ces derniers, ainsi que d’autres fonds de plus petite taille, s’étaient réunis sous la bannière « Ad Hoc Lebanon Bondholder Group » pour négocier avec le Liban, négociations qui n’ont pas encore été entamées, plus d’un an et demi après le défaut, le pays n’ayant même pas été au bout de la démarche pour obtenir une assistance technique de la part du FMI.

La tendance était déjà à la baisse depuis 2019, la première année depuis les années 1970 qui a connu une diminution par rapport à la précédente, de 7,28 %. Depuis la fin de la guerre civile en 1990, la dette extérieure n’a fait qu’augmenter, en majorité en raison de la hausse de l’endettement public, dû à la mauvaise gestion des finances publiques. En 1994, le ministère des Finances avait commencé à émettre des eurobonds (dette libellée en devise), augmentant alors la dette externe de plus d’une fois et demie (+57,78 % en glissement annuel). Puis, quatre ans plus tard, le gouvernement de Rafic Hariri et son ministre des Finances de l’époque, Fouad Siniora, demandent formellement au Parlement l’autorisation de convertir une partie de la dette en dollars (+36,93 % en glissement annuel).

Le principal argument de l’exécutif à l’époque était qu’un endettement en dollars est moins coûteux pour l’État car les taux d’intérêt sont plus bas que pour un endettement en livres, ceux-ci étant proportionnels aux risques encourus par les investisseurs qui prêtent à l’État. Ces derniers ont tendance à privilégier les eurobonds aux bons du Trésor car ils ne sont pas exposés au risque d’une dévaluation de la livre.

En 2008, c’était essentiellement la reconstruction lancée après la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006 qui fut la cause de la hausse de 69,73 % en un an.

La dette extérieure totale libanaise a baissé de 6,8 % à fin 2020 en glissement annuel, atteignant 68,7 milliards de dollars, contre 73,89 milliards de dollars en 2019, selon les chiffres publiés par la Banque mondiale. La dette extérieure est celle détenue par les non-résidents et rassemble la dette publique extérieure détenue par l’État libanais ; la dette privée extérieure détenue par le secteur privé, des particuliers ou des établissements bancaires ou financiers; et enfin les crédits octroyés par le Fonds monétaire international (FMI).La dette privée extérieure est constituée de prêts octroyés aux particuliers et entreprises résidant au Liban, mais qui ont des intérêts économiques à l’étranger (immobilier, investissement ou autre), ainsi que des prêts au secteur bancaire libanais. Lire aussi Le...
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