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Monde - Environnement

« Un échec » : Greta Thunberg fustige les dirigeants réunis pour la COP26

« Un échec » : Greta Thunberg fustige les dirigeants réunis pour la COP26

L’activiste suédoise pour le climat, Greta Thunberg, hier, lors d’une manifestation à Glasgow où se tient la COP26. Daniel Leal-Olivias/AFP

Après les jeunes hier à Glasgow, une coalition plus large d’organisations appelle à manifester aujourd’hui lors d’événements simultanés partout dans le monde.

La conférence pour le climat de Glasgow est « un échec », a fustigé hier l’égérie du mouvement des jeunes pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg, lors d’une manifestation à Glasgow où se tient la COP26. « Ce n’est pas un secret que la COP26 est un échec », a-t-elle lancé à plusieurs milliers de militants rassemblés, en qualifiant la conférence de « célébration du “business as usual” et du bla-bla », comme elle le fait régulièrement au sujet des actions des responsables politiques en matière de climat. « Ils ne peuvent pas ne pas tenir compte du consensus scientifique et ils ne peuvent pas nous ignorer », a-t-elle lancé. « Nos leaders ne montrent pas le chemin, voici ce à quoi ressemble le leadership », a-t-elle poursuivi en désignant la foule. « Nos rois sont nus », a-t-elle lancé à propos des leaders rassemblés pour la COP. « L’histoire les jugera sévèrement », a-t-elle ajouté, les accusant une fois de plus d’inaction et évoquant un « festival de greenwashing ».

Quelques centaines de jeunes militants écologistes étaient rassemblés hier à Glasgow pour pousser les gouvernements à agir, à la fin de la première semaine de la conférence pour le climat COP26. Portant des banderoles comme « Défendez l’avenir », chantant et scandant, ils ont commencé à se rassembler dans la matinée près d’un parc du centre de la ville écossaise qui abrite cette conférence présentée comme cruciale. D’importantes mesures de sécurité étaient en place autour du site, déjà très sécurisé en temps ordinaire, et les organisateurs ont prévenu de possibles problèmes de circulation à travers toute la ville, ainsi que pour une autre manifestation attendue samedi.

Julia Klein, interprète de 50 ans, est venue manifester avec son fils de 10 ans. « Ce sont les gosses qui vont vraiment être affectés par tout ça. Et ils en sont déjà conscients. Je veux qu’ils aient une planète propre. Pas qu’ils doivent se battre pour la nourriture ou mourir dans des incendies ou des inondations », dit-elle. Pour la jeune militante ougandaise Vanessa Nakate, « des manifestations comme celle-là mettent la pression sur les gens au pouvoir, et nous savons que ce mouvement doit grossir pour obtenir les changements dont nous avons besoin pour assurer la sécurité des générations présentes et futures ».

Inspirés par Greta Thunberg, des millions de jeunes sont déjà descendus dans la rue à travers le monde en 2019 pour réclamer à leurs dirigeants d’agir plus vite et plus fort contre le réchauffement de la planète. Interrompues par la pandémie de Covid-19, ces manifestations hebdomadaires du vendredi reprennent depuis quelques semaines.

« Le monde nous entendra »

Lundi, lors du sommet qui a ouvert cette COP considérée comme cruciale pour l’avenir de l’humanité, la jeune Kenyanne Élizabeth Wathuti demandait aux dirigeants d’« ouvrir leur cœur pour les peuples en première ligne de la crise climatique » et de prendre leurs « responsabilités ». « Jusqu’ici ils ne l’ont pas fait, mais les milliers de voix dans les rues ce week-end feront en sorte qu’ils écoutent », a-t-elle ajouté dans un communiqué. À l’intérieur du centre de conférence, la journée d’hier devait être celle de la jeunesse. En octobre, le ministre de l’Environnement italien Roberto Cingolani et le président de la COP26 Alok Sharma avaient promis de transmettre à Glasgow le manifeste adopté par 400 jeunes du monde entier réunis à Milan sous l’égide de l’ONU : une cinquantaine de pages de propositions en matière de transition énergétique, de financements ou de participation citoyenne.

Après les jeunes hier, une coalition plus large d’organisations appelle à manifester aujourd’hui lors d’événements simultanés partout dans le monde. « Depuis dix ans, les tempêtes dans le Pacifique sont plus violentes, les sécheresses sont plus longues et les inondations plus fortes. Les pêcheurs ne peuvent plus nourrir leur famille. C’est pour ça que je marche », a souligné dans un communiqué Brianna Fruean, venue des Samoa avec les Pacific Climate Warriors. « Nous refusons d’être seulement des victimes de cette crise. Nous ne nous noyons pas, nous nous battons, et samedi, le monde nous entendra. »

L’accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète bien en deçà de +2 °C, si possible +1,5 °C, pour éviter les pires impacts du dérèglement climatique, qui provoquent déjà des ravages à travers la planète. Chaque dixième de degré supplémentaire entraîne son lot de conséquences. Mais, selon les dernières estimations de l’ONU, le monde se dirige vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C. Ces derniers jours, de nouveaux engagements renforcés ont été annoncés par l’Inde, le Brésil ou encore l’Argentine, ce qui pourrait faire évoluer ces prévisions, mais les analyses ne sont pas encore disponibles.

Source : AFP

Après les jeunes hier à Glasgow, une coalition plus large d’organisations appelle à manifester aujourd’hui lors d’événements simultanés partout dans le monde.La conférence pour le climat de Glasgow est « un échec », a fustigé hier l’égérie du mouvement des jeunes pour le climat, la Suédoise Greta Thunberg, lors d’une manifestation à Glasgow où se tient la COP26. « Ce n’est pas un secret que la COP26 est un échec », a-t-elle lancé à plusieurs milliers de militants rassemblés, en qualifiant la conférence de « célébration du “business as usual” et du bla-bla », comme elle le fait régulièrement au sujet des actions des responsables politiques en matière de climat. « Ils ne peuvent pas ne pas tenir compte du consensus scientifique et ils ne peuvent pas nous...
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