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Politique - Sommet climat de Glasgow

Macron "attaché à la stabilité politique du Liban"

Nagib Mikati s'entretient avec plusieurs dirigeants du Golfe de la crise diplomatique déclenchée par les propos de Georges Cordahi.

Macron

Le Premier ministre libanais Nagib Mikati discutant avec le président français Emmanuel Macron le lundi 1er novembre 2021, en marge du sommet de Glasgow. / AFP

La crise qui secoue les relations entre le Liban et les pays du Conseil de coopération du Golfe s'est imposée d'elle-même au menu des discussions menées par le Premier ministre libanais Nagib Mikati en marge de la conférence sur le climat de l'ONU (COP26) en Ecosse. Le leader sunnite s'est ainsi entretenu avec le président français, Emmanuel Macron, et plusieurs dirigeants du Golfe dans une tentative de limiter les dégâts de la colère des pays du Golfe, notamment l'Arabie, après les propos du ministre de l'Information Georges Cordahi qui avait critiqué la guerre menée par l’Arabie au Yémen et défendu les rebelles houthis soutenus par l’Iran.

Vendredi, Riyad avait décidé de rappeler son ambassadeur au Liban et d'expulser l’ambassadeur libanais au royaume, rapidement suivi par Bahreïn, qui a pris des mesures similaires. Deux autres pays du CCG, le Koweït et les Émirats arabes unis, ont exprimé leur soutien au royaume wahhabite et pris des mesures de rétorsion à l'égard de Beyrouth. Pour sa part, le Qatar, qui avait condamné les propos "irresponsables" de M. Cordahi, a appelé le gouvernement libanais à agir "pour surmonter les dissensions entre (pays) frères".

C'est donc un Nagib Mikati qui représente un Liban en pleine crise diplomatique avec les pays du Golfe qui s'est entretenu avec Emmanuel Macron lundi, comme annoncé depuis ce weekend, en marge du sommet de Glasgow. Selon le bureau de presse du Premier ministre, le président français a exprimé l'attachement de Paris "à la stabilité économique et politique du Liban", alors que plusieurs parties au Liban appellent le gouvernement Mikati à démissionner pour régler la crise avec les monarchies du Golfe. Une éventualité que les autorités libanaises excluent pour le moment et que la communauté internationale, notamment Paris et Washington, semble vouloir éviter.

Nagib Mikati s'est également entretenu avec la chancelière allemande, Angela Merkel, en présence du ministre de l'Environnement, Nasser Yassine, et de l'ambassadeur du Liban à Londres, Rami Mortada. Toujours selon la présidence du Conseil, Mme Merkel a déclaré que Berlin était prêt à soutenir le Liban dans tous les domaines, insistant sur "l'attachement de l'Allemagne à la stabilité" du pays du Cèdre.

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M. Mikati s'est dans ce cadre entretenu avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, qui lui a annoncé qu'il enverrait "prochainement" le chef de la diplomatie qatarie à Beyrouth afin "d'étudier des moyens de soutenir le Liban et de poursuivre les discussions sur les dossiers actuellement sur la table, et notamment la résolution de la crise" diplomatique entre le pays du Cèdre et le Golfe, selon des informations publiées par le bureau de presse du PM libanais.

Le Premier ministre libanais Nagib Mikati s'entretenant avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, le lundi 1er novembre 2021, en marge du sommet de Glasgow. Photo Dalati et Nohra

Le chef du gouvernement a également rencontré son homologue koweïtien, cheikh Sabah Khaled al-Hamad Al-Sabah, ainsi que le chef de la diplomatie koweïtienne, cheikh Ahmad Nasser Al-Sabah, à qui il a assuré que le Liban "veille à maintenir une relation étroite avec les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et œuvre à résoudre toute lacune qui porte atteinte à l'esprit de fraternité et coopération" avec ces Etats. Le Premier ministre koweïtien lui a, à son tour, assuré que son pays voulait "continuer à soutenir le Liban dans tous les domaines, tout en veillant à l'unité des pays du CCG". "Le Liban est capable de résoudre tout problème ou lacune" dans l'établissement des meilleures relations possibles avec les pays arabes, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati (g), s'entretenant avec son homologue koweïtien, cheikh Sabah Khaled al-Hamad Al-Sabah, le 1er novembre 2021, en marge du sommet de Glasgow. Photo Dalati et Nohra

Opportunité à saisir
M. Mikati s'est par ailleurs entretenu avec plusieurs responsables européens et d'organisations internationales concernant le soutien qui pourrait être apporté au Liban, qui traverse une grave crise socio-économique depuis deux ans. Cet effondrement, marqué par une dépréciation rapide de la monnaie nationale et une hyperinflation, a poussé plus de 75% de sa population sous le seuil de pauvreté. Il a ainsi discuté avec son homologue espagnol, Pedro Sanchez, des relations bilatérales entre les deux pays et du "soutien constant" de Madrid à Beyrouth, ainsi qu'avec le chef du Conseil européen, Charles Michel, concernant le soutien de l'UE au pays du Cèdre et les "étapes attendues" de la part des autorités libanaises pour pouvoir en bénéficier.

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Le président du Conseil s'est en outre concerté avec la cheffe du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, qui a réitéré la volonté de l'institution d'aider le Liban à sortir de la crise actuelle, estimant que "le plan de coopération en cours de développement" entre les deux parties constitue une "opportunité qu'il faut saisir, étant donné qu'il s'agit de "la seule porte de sortie" possible.

Le Premier ministre libanais, Nagib Mikati, s'entretenant avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le 1er novembre 2021, en marge du sommet de Glasgow. Photo envoyée par le bureau de presse du PM Mikati

Nagib Mikati devrait encore discuter avec les présidents égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et arménien, Armen Sarkissian, ainsi qu'avec le Premier ministre italien, Mario Draghi.

A son arrivée au sommet, M. Mikati avait été reçu par le Premier ministre britannique, Boris Johnson, et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, avec qui il avait échangé quelques mots. La délégation libanaise à Glasgow comprend, outre M. Mikati, le ministre de l'Environnement, Nasser Yassine, et l'ambassadeur du Liban au Royaume-Uni, Rami Mortada. Le Premier ministre doit prononcer, mardi, un discours devant les dirigeants réunis à cette occasion. 


La crise qui secoue les relations entre le Liban et les pays du Conseil de coopération du Golfe s'est imposée d'elle-même au menu des discussions menées par le Premier ministre libanais Nagib Mikati en marge de la conférence sur le climat de l'ONU (COP26) en Ecosse. Le leader sunnite s'est ainsi entretenu avec le président français, Emmanuel Macron, et plusieurs dirigeants du Golfe dans...

commentaires (12)

Macron a sûrement un conseiller libanais,il promet monts et merveilles mais ne donne rien! Il est le champion du kellon ya3ne kellon.

Nassar Jamal

07 h 31, le 03 novembre 2021

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Commentaires (12)

  • Macron a sûrement un conseiller libanais,il promet monts et merveilles mais ne donne rien! Il est le champion du kellon ya3ne kellon.

    Nassar Jamal

    07 h 31, le 03 novembre 2021

  • Pauvre Calimero ce Mikati !

    Brunet Odile

    09 h 45, le 02 novembre 2021

  • ON A VU NUL PART AU MONDE QU'UN MINISTRE REÇOIT LES ORDRES DE SON ZAÏM ET NON DU PREMIER MINISTRE. CE GOUVERNEMENT EST DIRIGÉ PAR LES MÊMES ZAÏMS QUI SONT DÉGUISÉ TOUS EN PREMIER MINISTRE. C'EST LA MÊME MAFIA. LE COMPORTEMENT DE FRANGIÉ ET DU HEZBOLLAH SANS GÈNE EST UNE PREUVE FORMELLE. JE VOIS MAL QU'EST DU CE QU'IL VA DIRE MIKATI À MERKEL PAR EXEMPLE. ELLE QUI CONSIDÈRE LE HEZBOLLAH UNE ORGANISATION TERRORISTE. MERKEL QUI VIT DANS LE MÊME PETIT APPARTEMENT ET QUI REÇOIS UN MILLIARDAIRE DÉGUISÉ EN MENDIANT. OUUUF LA DIGNITÉ "VERY CHEAP"

    Gebran Eid

    23 h 34, le 01 novembre 2021

  • Ca ne sert à rien de mendier. l'argent est là...Dans vos poches.... Dans les poches des responsables... Au lieu de mendier, essayez de vous débarrasser du hezbollah qui isole le pays de ses amis, de son environnement aussi bien arabe qu'occidental... Tout le reste est stérile. D'ailleurs, si Mikati lui-même aurait vraiment confiance que le fric atterirait dans la poche du pays pour l'intérêt du pays. Rien qu'1% de sa fortune aurait pu aider le liban, aurait pu l'aider et réussir dans sa mission. Mais il sait bien qu'une partie des aides irait dans les poches des responsables...

    radiosatellite.online

    19 h 20, le 01 novembre 2021

  • Tant que le Liban est pris en otage inutile que la diplomatie arabe puisse trouver une solution à cet engrenage

    Antoine Sabbagha

    19 h 06, le 01 novembre 2021

  • Tant que le Liban est pris en otage inutile que la diplomatie arabe puisse trouver une solution à cet engrenage

    Antoine Sabbagha

    19 h 06, le 01 novembre 2021

  • Les solutions doivent venir de la part de ceux qui nous ont mis dans ce pétr ain.Déja 2 ans sans aucune proposition.

    Tamari Wadih

    18 h 19, le 01 novembre 2021

  • Bébé Cadum qui va mendier des couches !

    PROFIL BAS

    15 h 50, le 01 novembre 2021

  • Il va pleurer et faire pitié alors que lui comme tous ses semblables au pouvoir sont la risée du monde avec leurs comptes de milliardaires faisant l’aumône pour garantir leur impunité une fois les trous bouchés par les occidentaux et les pays aidants. Que va t-il faire dans cette réunion qui ne concerne absolument pas notre pays qui, aussi petit soit il est en concurrence avec les grands pays de ce monde dans la pollution en tout genre? Il veut saisir l’occasion pour expliquer pour la énième fois que le pays est sur le point de disparaître grâce à eux tous les vendus qui occupent leurs postes au pouvoir pour faire office d’épouvantails et se faire inviter et interpeler par leurs titres alors qu’ils sont les plus pourris du monde et que le seuls titres qui leur siéent seraient: vendus, voleurs et traitres sinon lâches et soumis.

    Sissi zayyat

    14 h 39, le 01 novembre 2021

  • Le Liban avec la crise monétaire, sanitaire, portuaire, destructrice, et énergétique, induisant une décroissance de 70% fait de ce pays le moins polluant de la planète. Le Liban mérite au moins la médaille de la COP 26, à remette au premier ministre déjà présent. Voici un modèle à suivre par les écolos qui font le siège de cette réunion internationale. Qui dit encore que la pénurie des ressources n’est pas une vertu écologique. LOL.

    DAMMOUS Hanna

    12 h 53, le 01 novembre 2021

  • Le seul moyen de sortir le Liban de l' effondrement, c' est de sortir la milice de l' equation. Declarer sans autre, la creation d' une entite politique et administrative, qui comprendrait 80pct du Liban, fonctionnerait de maniere autonome, et laisserait son cloaque de la banlieue a la milice..

    LeRougeEtLeNoir

    12 h 42, le 01 novembre 2021

  • Mais qu’est ce qu’il fiche à la COP26 par définition axée sur le climat? Juste quelques tonnes de CO2 dépensées? Le problème est au Liban, il faut arrêter de continuellement faire appel aux autres. Il faut d’abord montrer que nous essayons au moins de régler nos problèmes, a commencer par l’invasion du Hezb. Ensuite le monde nous aidera.

    Bachir Karim

    12 h 29, le 01 novembre 2021

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