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Économie - Crise

Salaires, indemnités, aides sociales : les responsables font le point

Salaires, indemnités, aides sociales : les responsables font le point

Le Premier ministre, Nagib Mikati, lors d’une réunion hier avec les présidents des organismes économiques, Mohammad Choucair, et de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar. Photo Dalati et Nohra.

Les présidents des organismes économiques, Mohammad Choucair, et de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, ont pris part hier à une réunion au Grand Sérail avec le Premier ministre, Nagib Mikati, faisant suite aux demandes de Béchara el-Asmar en fin de semaine dernière de relever le salaire minimum et les indemnités de transport journalières à 100 000 livres libanaises dans les secteurs privé et public après « la hausse catastrophique des prix des carburants » mercredi dernier dans un Liban en crise depuis deux ans.

Avant cette réunion, le président de la CGTL avait affirmé, dans une interview à la Voix du Liban, que son entretien avec le Premier ministre porterait sur « la délimitation d’un cadre acceptable par tous pour les augmentations » de ces indemnités. Initialement fixées à 8 000 livres, elles avaient été majorées à 24 000 livres début septembre. Depuis, le prix de l’essence a de nouveau augmenté du fait de la suppression des mécanismes de subventions que la Banque du Liban (BDL) avait instaurés en octobre 2019.

Concernant le salaire minimum, qui tourne autour de 675 000 livres (soit 33 dollars au taux du marché parallèle, qui était de 20 300 livres pour un dollar hier), Béchara el-Asmar a indiqué qu’un montant de sept millions de livres est « actuellement à l’étude ». Cette somme équivaut à près de 345 dollars à ce même taux. Il a ajouté qu’il s’entretiendrait de cette question demain avec le ministre du Travail, Moustapha Bayram, avant une « réunion élargie » jeudi au cours de laquelle les résultats de ces discussions seraient annoncés. En parallèle, le président de l’Union nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), Castro Abdallah, a, lui, appelé hier lors d’une réunion de travail à hausser le salaire minimum à « 12 millions de livres » (591 dollars selon ce même taux).

À l’issue de cette réunion au Grand Sérail, le ministre Bayram a souligné, sur le compte Twitter de la présidence du Conseil, que les dirigeants tentent de trouver des solutions pour « gérer la crise ». Ces dispositions concernent notamment une « uniformisation des indemnités de transport pour les secteurs public et privé, l’octroi d’aides scolaires aux élèves du public et du privé et des aides financières mensuelles aux employés du privé ».

Pour sa part, Béchara el-Asmar a précisé que les responsables se sont mis d’accord sur « la mise en place du projet des transports en commun financé par la Banque mondiale (BM), dont le montant s’élève à 290 millions de dollars, ainsi que le soutien aux transports privés selon le plan élaboré ». Ils ont également discuté de la nécessité de mettre en place la carte d’approvisionnement, conçue pour venir en aide à 500 000 familles démunies, et de soutenir la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS), ainsi que les assurances.

Aides sociales

Par ailleurs, le député Ibrahim Kanaan a appelé hier, à l’issue d’une réunion de la commission parlementaire des Finances et du Budget qu’il préside, à « mettre en place le versement d’une aide sociale aux fonctionnaires et aux retraités du secteur public pour une durée d’un an, afin qu’ils puissent subvenir à leurs besoins ». Il a demandé au ministère des Finances de lui fournir jeudi une étude du coût d’une telle initiative, estimant qu’elle était « cruciale en l’absence d’une carte de financement ». Il a toutefois, par la suite, précisé avoir proposé de fournir 40 % du salaire du fonctionnaire comme aide financière supplémentaire, ajoutant après que le ministère devra préciser s’il pourra avancer « 350 milliards de livres par mois destinés à des aides sociales ».

Enfin, le ministre de l’Économie et du Commerce, Amine Salam, a rencontré hier une délégation de la BM, menée par son directeur régional pour le Moyen-Orient, Saroj Kumar Jha, afin de discuter des projets de l’institution financière au Liban et, surtout, de la mise en place du « Projet de protection sociale en réponse à une crise d’urgence et au Covid-19 » (ESSN) de la BM. Similaire à celui de la carte d’approvisionnement, cette aide directe à 147 000 familles les plus démunies face à la crise, financée par la BM à hauteur d’un prêt de 246 millions de dollars, est en suspens depuis mi-janvier dernier en raison de tergiversations diverses venant des autorités libanaises. Rien de concret n’a toutefois filtré à ce sujet à l’issue de cette réunion.

Alors que 78 % de la population est passée sous le seuil de pauvreté face à la crise dans laquelle le Liban s’enfonce depuis deux ans, les autorités libanaises n’ont eu de cesse de se réunir ces derniers mois sans arriver à s’accorder sur nombre de sujets dans des domaines variés.


Les présidents des organismes économiques, Mohammad Choucair, et de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Béchara el-Asmar, ont pris part hier à une réunion au Grand Sérail avec le Premier ministre, Nagib Mikati, faisant suite aux demandes de Béchara el-Asmar en fin de semaine dernière de relever le salaire minimum et les indemnités de transport journalières...

commentaires (1)

la chose la plus farfelue est la presence de cet enrgumene bechara asmar -chef inconteste mais contestable de la CGTL, organe qui est suppose faire tremblers les gouvernements dans les pays civilises !

Gaby SIOUFI

10 h 04, le 26 octobre 2021

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Commentaires (1)

  • la chose la plus farfelue est la presence de cet enrgumene bechara asmar -chef inconteste mais contestable de la CGTL, organe qui est suppose faire tremblers les gouvernements dans les pays civilises !

    Gaby SIOUFI

    10 h 04, le 26 octobre 2021

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