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Économie - Classement

Libertés économiques : le Liban perdait déjà 13 places avant le début de la crise, note l’Institut Fraser

Libertés économiques : le Liban perdait déjà 13 places avant le début de la crise, note l’Institut Fraser

Basé sur des données collectées en 2019, ce classement ne prend pas en compte la dégringolade économique, financière et institutionnelle que le pays connaît depuis deux ans. Photo d’illustration Mehanic/Bigstock

Passé de la 83e à la 96e place sur 165 pays, le Liban est ainsi descendu de 13 échelons en un an, selon le dernier classement mondial de l’indice de liberté économique de l’Institut Fraser, un think tank indépendant basé au Canada. Basé sur des données collectées en 2019, ce classement ne prend donc pas en compte la dégringolade économique, financière et institutionnelle que le pays connaît depuis deux ans. Il faudra sans doute attendre le rapport de l’année prochaine pour estimer l’impact de cette crise sur les libertés économiques au Liban.

Relayée cette semaine par le Lebanon This Week de Byblos Bank, cette étude mesure la capacité des politiques et institutions nationales à soutenir les libertés économiques. L’indice final est calculé à partir de 42 critères, partagés entre cinq catégories : la taille du gouvernement, le système juridique et les droits à la propriété, l’accès aux financements, la possibilité de commercer à l’étranger ainsi que la régulation du crédit, du travail et du monde des affaires. Les pays sont notés de 0 à 10 points, avec un score plus élevé représentant un plus haut niveau de liberté économique.

Accès au financement

À titre d’exemple, dans la catégorie d’accès aux financements, le Liban a reçu une note de 10 points pour la liberté de détenir un compte en banque en devises, même si des restrictions informelles et illégales sur les comptes en devises des déposants ont été imposées par le secteur bancaire dès fin août 2019. Concernant la croissance monétaire, le Liban a reçu une note de 8,53 points. La monnaie nationale avait commencé à se déprécier dès la fin de la saison estivale de 2019, poursuivant sa chute libre jusqu’à aujourd’hui en passant d’une parité officielle de 1 507,5 livres libanaises pour un dollar à près de 21 000 livres le billet vert hier sur le marché parallèle.

Pour l’année 2019 donc, l’Institut Fraser note que le pays du Cèdre affiche un score total de 6,76 points (contre 6,88 points en 2020), soit un résultat plus bas que la moyenne globale de 6,93 points, un meilleur score que le Koweït et la Russie mais moindre que le Sri Lanka et la Namibie. Globalement, Hong Kong remporte la 1re place du classement, suivi par Singapour et la Nouvelle-Zélande, tandis que le Venezuela ferme la marche, précédé du Soudan et de la Libye. Au niveau régional, le Liban se place 6e sur 21 pays arabes, dépassant leur moyenne totale évaluée à 6,25 points. Le trio de tête est composé de la Jordanie, du Bahreïn et des Émirats arabes unis.

Dans le détail, et par rapport au rapport précédent, le score libanais concernant la possibilité de commercer à l’étranger a enregistré une chute de 13 %, soit la plus grande, tandis que celui concernant la régulation du crédit, du travail et du monde des affaires a baissé de 0,2 %, la baisse la plus marginale. Entre ces deux extrêmes se trouve la catégorie liée à la taille du gouvernement, qui enregistre une régression de 1,3 %. Enfin, la catégorie d’accès aux financements a, elle, connu une amélioration de 1,5 %. Un résultat qui paraît rétrospectivement risible avec l’imposition des restrictions bancaires susmentionnées. Mises en place de façon sporadique depuis la fin de l’été, elles avaient été harmonisées par l’Association des banques du Liban courant novembre 2019 après une période de près d’un mois pendant laquelle les établissements du pays étaient restés fermés, en invoquant les troubles liés à la contestation populaire de grande ampleur qui avait démarré le 17 octobre de la même année.


Passé de la 83e à la 96e place sur 165 pays, le Liban est ainsi descendu de 13 échelons en un an, selon le dernier classement mondial de l’indice de liberté économique de l’Institut Fraser, un think tank indépendant basé au Canada. Basé sur des données collectées en 2019, ce classement ne prend donc pas en compte la dégringolade économique, financière et institutionnelle que le...

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