Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian (g), le 7 octobre 2021 lors d'un entretien avec le Premier ministre libanais Nagib Mikati. Anwar AMRO / AFP
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, arrivé jeudi à l'aube à Beyrouth pour une visite officielle, a affirmé que Téhéran "se tiendra toujours au côté du Liban pour briser le siège injuste auquel il est soumis", alors que le pays du Cèdre est en plein effondrement socio-économique et que les relations avec l'Iran divisent la population et la classe politique.
Reçu en premier par le président de la République Michel Aoun au palais de Baabda, le chef de la diplomatie iranienne a affirmé que "l'Iran se tient toujours au côté du Liban" et que le gouvernement iranien était "prêt à apporter son aide dans tous les domaines où le Liban a des besoins, surtout en ces circonstances économiques difficiles". Pour sa part, le chef de l'Etat a affirmé à son interlocuteur que Beyrouth "soutient les efforts déployés pour le rapprochement entre les Etats de la région", alors qu'un dialogue est en cours entre l'Iran et l'Arabie saoudite, les deux rivaux par excellence au Moyen-Orient. Le président Aoun a également salué "la solidarité exprimé par l'Iran envers le Liban en crise, notamment à travers les aides apportées après l'explosion au port de Beyrouth", le 4 août 2020. Le ministre iranien a quitté le palais de Baabda sans faire de déclarations à la presse.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian (g), le 7 octobre 2021 lors d'un entretien avec le président libanais, Michel Aoun, au palais de Baabda. Photo Dalati et Nohra
Le responsable s'est ensuite rendu au palais de Aïn el-Tiné à 11h30 où il s'est entretenu avec le président du Parlement, Nabih Berry. A l'issue de ce tête-à-tête, le ministre iranien a réitéré devant la presse ses déclarations faites plus tôt au palais de Baabda. "L'Iran soutient le Liban en cette période afin de l'aider à surmonter tous les problèmes", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne. "Il y avait une concomitance de points de vue avec le président Berry sur le fait que les problèmes dans la région doivent être résolus par les responsables de la région eux-mêmes", a ajouté M. Abdollahian, soulignant avoir évoqué avec le chef du Parlement libanais les discussions en cours entre l'Arabie saoudite et l'Iran, qualifiant ces pourparlers de "positifs".
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian (g), le 7 octobre 2021 lors d'un entretien avec le président du Parlement Nabih Berry. Photo Aziz Taher/REUTERS
M. Abdollahian a ensuite rencontré le Premier ministre, Nagib Mikati, à 12h45 au Grand sérail. Il n'a pas fait de déclarations à l'issue de cet entretien. Toutefois, selon notre correspondante Hoda Chedid, M. Mikati a affirmé que le Liban salue "tout effort de la part d'Etat frères et amis, tant que ces efforts aident le Liban à maintenir la logique de l'Etat et de ses institutions et le renforcement de ses forces armées et sécuritaires légales". Des propos qui sonnent comme une critique implicite à l'importation illégale de fuel iranien à la demande du Hezbollah. Une initiative qui n'avait pas suscité de véritable réaction officielle, le Premier ministre Mikati se contentant de se dire "attristé" par les atteintes à la souveraineté nationale dans une interview à la chaîne CNN, alors que le chef de l'Etat, allié du Hezbollah, est resté silencieux sur cette question. Le Premier ministre a également salué le dialogue saoudo-iranien, estimant que si ces pourparlers débouchaient sur des résultats concrets, cela rendrait grandement service au Liban.
Le chef de la diplomatie iranienne a ensuite été reçu par son homologue libanais, Abdallah Bou Habib à 14h. "Les compagnies iraniennes sont prêtes à construire en 18 mois deux centrales pour la production de courant électrique d'une puissance de 1000MW à Beyrouth et dans le Sud", a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, lors d'un point de presse conjoint avec son homologue libanais. M. Abdollahian a en outre fait état d'un accord sur une réunion de la commission économique conjointe entre le Liban et l'Iran et a précisé que "le dossier des relations touristiques et économiques reste ouvert". Quant à Abdallah Bou Habib, il a affirmé à la chaîne LBCI qu'il n'a pas évoqué avec son homologue iranien la question épineuse de l'importation illégale du fuel iranien.
Le ministre iranien a également reçu à l'ambassade d'Iran des responsables de factions palestiniennes en début de soirée.
L'Iran "n'épargnera aucun effort"
Hossein Amir-Abdollahian est arrivé jeudi à 1h du matin à Beyrouth en provenance de Moscou. Il a été accueilli à l'aéroport international de Beyrouth par l'ambassadeur d'Iran au Liban, Mohammad Jalal Firouznia. La directrice du protocole au sein du ministère libanais des Affaires étrangères, Abir Ali, ainsi que des délégations du Hezbollah et du mouvement Amal, étaient également présentes.
Depuis l'AIB, M. Abdollahian a transmis "au peuple libanais et au gouvernement les salutations du président iranien Ebrahim Raïssi". Il a ensuite affirmé que Téhéran "se tiendra toujours fermement au côté du Liban pour briser le siège injuste auquel il est soumis". Il a également fait savoir que l'Iran "n'épargnera aucun effort pour soutenir le Liban si ce dernier le demande". "Nous sommes confiants que le peuple libanais pourra surmonter les difficultés actuelles", a-t-il conclu, alors que le pays du Cèdre traverse depuis 2019 sa pire crise économique et sociale.
Juste après la formation de son équipe ministérielle le 10 septembre dernier, facilitée par un rapprochement franco-iranien, M. Mikati avait déclaré que son gouvernement déploiera des efforts pour rétablir les ponts coupés avec les pays arabes, mais le désengagement de certains pays arabes au Liban, notamment de l'Arabie saoudite, semble appelé à perdurer. Cela a été illustré par la conversation téléphonique, jeudi dernier, entre le président français, Emmanuel Macron, et le prince héritier saoudien, Mohammad ben Salmane, qui aurait fait savoir à son interlocuteur que la position de Riyad à l'égard du Liban restera inchangée aussi longtemps que le pays sera sous la coupe du Hezbollah pro-iranien.




Tous ces ‘’officiels’’ qui font les eloges de l’Iran, un Etat failli, retrograde, confessionnel et terroriste, qui a provoque la faillite du Liban grace a sa milice armee locale et a ses agents de tout bord ! Jamais les Droits des chretiens n’ont été aussi bien defendus ! Bien entendu pas un mot sur les atteintes deshonorantes a la souverainete nationale. Une bande de voleurs, criminels et vendus.
07 h 42, le 08 octobre 2021